‹ [Magasin théâtralChapitre 1005 sur 1545 · LOUIS, ANTONY · texte numérisé non relu

LOUIS, ANTONY

ANTOMY. Louis!

LOUIS. Monsieur?

ANTOîVY Tu me sers depuis dix ans?

LOUIS. Oui , monsieur.

ANTONY. As-tu jamais eu à te plaindre de moi?

LOUIS. Jamais.

ANTONY. Crois-tu que tu trouverais un meilleur maître ?

LOUIS. Non, monsieur.

ANTONY. Alors tu m'es dévoué , n'est-ce pas?

LOUIS. Autant qu'on peut l'être.

ANTONY. Tu vas monter dans la berline qu'on attelle , et tu partiras pour Strasbourg.

LOUIS. Seul ?

ANTONY. Seul Tu connais le colonel

d'Hervey ?

LOUIS. Oui.

ANTONY. Tu prendras un habit bourgeois... tu te logeras en face de lui... tu

te lieras avec ses domestiques Si dans

un mois, deux mois, trois mois, n'importe à quelle époque, tu apprends qu'il va revenir à Paris, tu partiras à franc étrier pour le dépasser... Si tu apprends qu'il est parti , rejoins-le, dépasse-le pour m'en avertir ; tu auras cent francs pour

chaque heure que tu l'auras devancé

Voilà ma bourse ; quand tu n'auras plus d'argent, écris-moi.

LOUIS. Est-te tout?

ANTOW. Non... tu retiendras le postillon en le faisant Ijoiic de manière à ce qu'il ne revienne avec 1rs chevaux que demain IQj^tin» ou du moins,.^^t^ayai)t dans la

nuit... et maintenant pas un instant de retard... sois vigilant, sois fidèle... Pars...

(Louis sort.)

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