‹ [Magasin théâtralChapitre 1043 sur 1545 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PEDRO, GUSMAN assis, MENDOCE.

PEDRO, bas à son ami.

Vite! vite! il est temps de rouvrir ta paupière...

MENDOCE

Ciel ! il respire encore !

PEDRO

II revoit la lumière!

Cher ami!...

Il le presse contre son cœur.

MENDOCE

De quel poids je me sens soulagé!

PEDRO, doucement et avec le ton du reproche. C'est votre accueil si froid qui l'avait affligé!

MENDOCE

Paix ! paix !

GUSMAN, ouvrant tant à coup les bras.

Je te retrouve!..

PEBRO, avec feu, en s'y précipitant.

Ah!

Ils se tiennent embrassés.

Ne crains plus de vivre.

La fortune, à présent, cesse de te poursuivre ; ' Ton généreux cousin s'occupera de toi, Avec autorité.

Et va, dès aujourd'hui, te donner un emploi. Gusman se lève.

MENDOCE, tendrement et d'une voix émue.

Oui, je veux réparer un tort involontaire.

A Gusman.

Pourquoi de votre nom m'aviez-vous fait mystère?

Du ton le plus amical.

Pourquoi ne pas le dire en entrant?

PEDRO, avec une sévérité goguenarde.

Oui, pourquoi?

Gusman le regarde.

MENDOCE

Avez-vous donc manqué de confiance en moi?

PEDRO, le faisant tourner vers lui.

En as-tu manqué, dis?

MENDOCE

Moi, j'aime tout le monde, Et surtout ma famille; il faut que je vous gronde. PEDRO. [placé;

Oui, grondez-le bien fort quand vous l'aurez

Et vous ne devez pas en être embarrassé; Il a tant de talents!

Du ton de l'énaraération.

Activité, droiture, Connaissance des arts, de la littérature,.. GUSMAN, bas à Pedro, avec humeur.

Te moques-tu de moi?

PEDRO, toujours du ton de V énumération. Je dis la vérité!

Il sait le droit, il sait la comptabilité ; Mais il brille surtout par le talent d'écrire...

GUSMAN, bas à Pedro, avec colèfe.

Te tairas-tu, flatteur?

PEDRO, impatienté.

Mais laisse-moi donc direl

MENDOCE

A part.

C'est l'homme qu'il me faut!

Haut.

Eh bien ! mon cher parent, Puisque je trouve en vous un mérite si grand,

Et qui doit rejaillir sur le nom que je porte...

Avec importance.

J'ai des travaux pour vous!

guSman, bas à Pedro.

Que le diable t'emporte!...

A Mendoce avec dignité et vivacité.

Arrêtez! Ce portrait ne fut jamais le mien ; Je n'ai rien, ne sais rien, et ne suis propre à rien.

PEDRO, avec aplomb.

J'ai dit ses qualités, seigneur; puisqu'il les nie, J'en avais omis une... et c'est la modestie. MBNDOCE, à Gusman, après avoir pris du papier

Sur la table.

Vous allez remplacer mon premier rédacteur. Employé fort exact... bien que littérateur. Vous pourrez, comme lui, loger au ministère; Voici, pour commencer, quelques dossiers. PEDRO, bas à Gusman, en le félicilant.

J'espère,

Qu'à présent...

GUSMAN, lui tournant le dos.

Laisse-moi.

Mendoce remonte vers sa sœur.

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