‹ [Magasin théâtralChapitre 1047 sur 1545 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

FABRTCIO, un plumeau à la main et époussetant,

PEDRO

FABRicio, par le fond.

Quelle ardeur! On voit bien que vous êtes nouveau.

Vous arrivez avant le garçon de bureau!

PEDRO

Je suis jeune et jamais le travail ne m'effraye.

Gusman est moins zélé, c'est en esprit qu'il paye.

Avec émotion.

Savez-vous que mon chef est bienheureux, vrai D'avoir à ses côtés un tel homme? [ ment,

PEDRO

Comment?

FABRICIO, baissant mystérieusement la voix. C'est que don Raphël, dont l'adresse est extrême, Dirige ceux qui font, et ne fait pas lui-même.

Avec malice.

Il a probablement ses raisons pour cela ! Tant qu'a vécu quelqu'un dontla chambre était là,

Il montre du doigt le cabinet.

Nousavonseu talents, crédit, honneurs, richesse , Mais ce quelqu'un est mort, et nous sommes en

[baisse.

Avec inténlt.

Sans r.usman... A propos! j'ose vous en presser, Servez-vous donc de lui pour vous faire placer. Cela viendrait à point pour la cause si chère

Avec attendrissement.

Dont vous m'avez parlé, pour aider votre mère ! Ce serait bien encor, je l'ajoute tout bas.

Mystérieusement.

Pour un autre motif dont vous ne parlez pas!

PEDRO

Quel motif?

FARRicio , malignement.

Devinez.

Achève, je t'en prie.

FABRICIO, finement.

C'est qu'il faut un emploi lorsque l'on se marie!

PEDRO, avec effroi.

Hein! Que me dis-tu là?

FABRICIO, gaiement.

Parbleu, ce que je voi.

J'ai des yeux... vous aimez, on vous aime, et...

PEDRO

Tais-toi I

FABRICIO

Votre union...

PEDRO

Tais-toi !.. Mais qui t'a dit que j'aime? Je n'ose qu'en tremblant me le dire à moi-même.

Humblement.

Et que suis-j€ en effet?

FABRICIO, avec finesse.

Je pense apercevoir Celle dont il s'agit; je sais vivre; au revoir. Il met le doigt sur sa bouche et entre dans le cabinet e gauche.

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