‹ [Magasin théâtralChapitre 1065 sur 1545 · SCÈNE Vin · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin

. LA COMTESSE, UN OFFICIER, FABRICIO, PEDRO, et UN Sous-Officier.

FABRICIO , annonçant dans le fond.

Au nom du cardinal.

LA COMTESSE, OVCC joiC.

Ah!

FABRICIO, bas à Pedro.

, Tout va bien.

PÇDRO, avec humeur.

Tais-toi.

LA COMTESSE, à V Officier, Que vient de décider le ministre, dis-moi?

l'officier, respectueusement et en arrière. De vous accorder tout.

LA COJITESSE.

Tout.

l'officier, souriant.

Êtes-vous contente?

LA COMTESSE

Si je ne l'étais pas, je serais exigeante. l'officier, CM Sous- O/Tic/er.

Amenez-les ici.

Le Sous-Officier sort.

PEDRO, à part.

Dieu !... Veut-elle rester?

Ce serait fait de nous!... Tâchons de l'écarter.

Haut, avec un embarras simulé.

J'entends les prisonniers... Ce spectacle, comtesse, Va faire mal peut-être aux nerfs de votre altesse,

EL- LA COMTESSE

C'est juste, je sors... Des malheureux?. ..hélas! D'un ton sentimental affecté.

Ma sensibilité n'y résisterait pas!...

PEDKO, pendant quelle s'éloigne.

Oui* mais que tout à 1 heure un incident l'éclairé; Sa sensibilité... nous brise comme verre !

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FABRICIO, ÉMERANCE, ISABELLE, L'OFFî- CIER, MENDOCE, PEDKO, . GUSftlAN, des Soldats, dans le fond.

PEDRO, avec effusion et en tendant les mains à

tout le monde.

En prison, chers amis !

A Gusman.

Quel tourment fut le tien !

GCSMAN descendu.

Non, c'est un lieu tranquille, on s'y trouve assez

[ bien.

MENDOCE, à l'Officier, d'un air abattu.

Quel sera notre sort î

• l'officier, un peu en arrière.

Une enquête sévère A fourni contre vous la preuve la plus claire.

MENDOCE

Dieu î

éuerance.

Ciel!

l'officier.

Un seul moyen, en cette extrémité.

S'offrait au ministère et vient d'être adopté.

ISABELLE

Paix!

MENDOCE, à tous.

Chut!

l'officier, litant sa dépêche solennellement. « Le cardinal, jugeant dans sa sagesse, » Sur l'invitation d'une illustre comtesse, • Ordonne...

MENDOCE, à part.

Je frémis!

Anxiété gc-nérale.

l'officier, d'une voix douce.

n De mettre en liberté f Tout le parti français, par mégarde nnHé («).» ISABELLE et MENDOCE, avoc exallatioH.

. Nous sommes libres !

l'officier.

Tous, (a) Ici, Gusman opcrcevant un bon fauteuil à droite," va s'y établir.

avec empressement.

Je vous en félicite.

Bas.

Mais cherchez un Neu sûr ; rendez-vous au plus vite Chez votre ambassadeur.

FABRicio, bus aussi.

Oui, partez; je crains fort Finement.

Que d'avoir si bien fait elle n'ait un remord.

MENDOCE, épouvanté.

Partons.,

Il donne la main à Isabelle.

ÉMERANCE, ^0$, à Pedro, tendrement.

Vous, dont mon cœur sent la belle conduite, Compromis avec nous, partagez notre fuite.

PEDRO, bas, et en remontant.

C'est mon plan, je vous suis. Mais Gusman? En- ÉMERANCE. [dormi!

Partonii; que faites-vous?

PEDRO, s'élançant vers &usman.

Partir sans mon ami !..

Emerance sort.

Non, dussé-je y périr!

Le prenant sous le bras, malgré lui.

Viens vite ! le temps presse !

GUSMAN

Mais les motifs?

PEDRO , l'entraînant.

Tu vas tout savoir... La comtesse!

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