SCÈNE IV
FABRICIO, PEDRO, GUSMAN, l'Alguasil.
FABRif.io, entr'ouvant la porte du cabinet de gauche, une lettre à la main.
Êtes-Yous seuls ?
PEDRO, vivement.
Oui, viens, donne, je veux connaître.. . Lui rendant la lettre.
Non, reprends.
FABRICfO.
Pourquoi donc?
PEDRO, effrayé.
En livrant cette lettre Tu perds ton avenir.
FABRICIO, avec calme.
Il n'est rien à mes yeux.
PEDRO
Tu compromets ta vie eulin ! ! !
FABRICIO, lui tendant froidement la lettre dont il a brisé le cachet.
Je suis si vieux !
PEDRO
« Ma chère majesté, je vous transmets, d'urgence, i) Pour votre sol époux un projet d'ordonnance «Bien simple et composé de deux articles courts... » Ou'il signera sans lire, ainsi qu'il l'ait toujours. »
A part.
L'insolente! « Décret. Les agents de la France » Seront jetés tous quatre eu la tour de Valence, » Pour y subir, vingt ans, les rigueurs de la loi. » Car tel est mon phiisir suprême.
» Moi,
» Le roi. »
FABRICIO
Abominable femme !
PEDRO
0 l'heureuse missive !
GUSMAN
Nous sommes tous perdus si cette lettre arrive!
Nous sommes tous sauvés!
FABRICIO, confondu.
Sauvés?
GUSMAN
Par quel moyen?
PEDRO, du ton de l'inspiration.
Paix! ne me trouble pas, le voilà! je le tien!... Prenant une enveloppe, écrivant, puis ôtant la lettre de
l'ancienne enveloppe, et la plaçant dans l'autre. C'est son arme, après tout, que je tourne contre
[elle...
A Fabricio.
Va porter celte lettre à l'adresse nouvelle.
Fabricio sort.
Il faudrait que celui que l'on vient d'outrager Fût bien lâche et bien vil pour ne pas se venger,
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