SCENE VIII
WlL'EKXX'seur, dVploijaht tcne lettre.
Je crois Lien reconnaître cette écriture. ( Lisant. ) « Quoi qu'il puisse arriver , soyez maître » de vous, ne laissez paraître aucune surprise. » Point de signature! Si c'est bile qui m'écrit, à quoidois-jc m'altendrc? Après un court séjour à Lambzac, j'avais fui loin de Pauline; j'appris bientôt qu'elle avait disparu ; le passé s'éloignait sans laisser de traces, j'avais tout oublie , et voilà tout-à-coup qu'un seul mot mo fait frémir. Je me trompe peut-être, mais si quelque malheur me menace, je U; préviendrai. Seul, je me serais humilié, le remords m'eût rendu faible; mais pour Amélie, je saurai tout braver, jusqu'à la voix de ma con.scicnce. Allons, vite ... Dieul ma femme!
vwvv\vv\vv^\1Avv\\v^\
M™» VALLERAY, YALLERAY.
M"'* VALLERAY.
Je n'ai pas é*é long-temps, mon ami; il me tardait de te revoir. Les observations de M. Fermont ne m'ont pas échappé ; j'ai remarqué du trouble sur ton visage... aurais-tu quelque peine? dis-la-moi, je la partagerai; quelque crainte T Parle, et je t&cherai de la dissiper
VALLERAY.
Rassure-toi... quelques préoccupations bien na« turelles en ce moment...
il™" VALLERAY. •■' - ■■ ■
Oui, je conçois, vous autres hommes, vous attachez tant de prix à tous ces graves intérêts qui vous éloignent de nous!...f S'il était vrai pourtant que- de tels soins dussent -»'emparende,ta vie, et que l'ambition "prit la place de l^mour, je te supplierais, pendnnt qu'il en est temps oncor»^ de regarder on arrière eldc'Compnror les cha>grins, les soucis de cette nouvelle carrière avec nos six années de bonheur.... que choisirais-tu, mon ami?
YALLERAY.
Notre amour, Amélie.
Minfi VALCEUAY.
Rien ne le troublera, n'est-ce pas ?
VALLERAY.
Rien!... je l'espère; • -"•
Vois-tu, lorsque le cœur est tranquille et joyeux, tout est riant, toi'.t nous enchante; il n'est point de retraite qui paraisse sombre,point de solitude qui ne soit peuplée, car noire ame se reflète sur tout ce qui nous entoure... c'est ce que j'éprouve auprès de toi. • i
VALLERAY.
Et moi, je ne voudrais jamais te quitter : cependant il le faut quelquefois, maintenant même.
BI""" VALLERAY.
Déjà? ' ••■
VALLERAY.
Tu sais, cetteaffaire, cette réunion... Adieu; sois bien persuadée que je l'aime plus que tout au monde. '
M*"* VALLERAY.
Comme autrefois, et pour toujours ?
VALLÏRAY'.-
Oui, pour toujours. ■ ' "■ '
Il l'embrasse et sort par le fonil.
WVVV\1\VWWtWV\WW\WVV\VWVV\VVVV\VVW\'VVV\VW».VVVW'VW*