CI.\.\A
Viendrais-tu, par hasard, épier nos discours?
CLAUDIA
Maître!
Cl.NNA.
Réponds sur l'heure, ou tremble pour les jours.
CLAUDIA
Dieux !
CINNA
Quel est cet écrit que la main dis.«imule?
CLAUDIA
iMa maîtresse m'attend, et je vais...
Cli\i\A.
Par Hercule 1 Ton air mystérieuv m'esl suspect... donne-moi Ces tablettes...
CLAUDIA
Seigneur, tu me glaces d'effroi.
Cl.NNA.
Donne, Grandsdieux ! j'ai vu parfois cette écriture. iJiclateur:
M A II lus.
Hein! qui parle ici de dictature?
Héponds-moi sans larder, qui t'a donné ceci?
CAIDIA.
Tout à l'heure, un jeune homme arrêté près d'ici, Sur la cire écrivant quelques vers, une adresse, !Ma dit de les porter a ma jeunr maltresse; Ajoutant que ces mots a la hâte tracés Doiinnicnt un avis .«-ilr aux nôtres menacés. MAKiL's. lisant.
«Toi, qui d'en haut f-claires ma pensée;
» Toi, qui rendrais Vulcain contemplateur,
» Pure clarté d'un chaste gynécée.
» Ktoile d'or, je l'aime en diclaleur.
» Si de tes feux m'embrase une étincelle. » Ktoile d'or dont je suis le pasteur, » Fier des élans que ma force recelé, » Je puis vers toi monter en dictateur. »
Cl.NNA.
Aucun autre que lui n'a cette audace aliière : Annius a mis là son âme tout entière.
MAIUUS.
Qu'en penses-tu ?
LEiMDus, à part.
Pour elle, 0 terrible danger!
H faut tout prévenir, sans rien interroger. Je vais aller trouver l'infâme en sa demeure; Je l'attendrai, jeserai sourd... 11 fautqu'ii meure!
MAItlLS.
Lepidus, maintenant ose.s-tu balancer?
Pour perdre ce tyran dois-je pas me presser? Dictateur!
LEPIDUS, ci part.
Que le sang sur ma tête retombe! Du futur dictateur je creuserai la tombe.
MARius, à Claudia.
Tiens.
CLAUDIA
Alaitre!
MARIUS
A Lavinie il faut porter ceci.
LEPIDUS, à part.
Que fait-il?
MAIUUS, lui prenant le brus.
Lepidus, il faut sortir d'ici.
La nuit vient, va chez moi, restes-y pour m'at-
[ tendre; Avec le vieux Titus j'ai besoin de m'entendre. Sors.
LEPIDUS, à part.
Le sang d'Annius cette nuit va couler.
MARIUS, à part, à Claudia.
Dis à Lavinia que je veux lui parler.