BVBET, M-»"^ COCHOIS, GOGO, MARION- NETTE
GOGO. Elle n'a rien dit, la Chichotte... Loulou nous avait pourtant fait d'elle des récils extraordinaires ; il faut savoir si tout cela
est yrai.
MARIONNETTE. Qu'allons- nous lui faire
faire?
M"'^ COCHOIS. Prenez garde, au moins!... votre frère se fâcherait.
BABET. ^iaman a raison; vous savez combien il est susceptible. Pourquoi le lourmcnmenter ? .. . il est si bon garçon !
GOGO. Je vais toutbouDementlui demander si nous deviendrons, un jour, grandes dames. Au fait, puisqu'elle lit dans l'avenir, elle doit connaître le présent : qu'elle nous dise le nom de nos adorateurs.
MARIONNETTE. Et s'ils nous épouscront... c'est le point important.
M""= COCHOIS. Écoutez donc, mes enfants!... vous êtes bien gentilles, bien aimables; mais vous êtes trois, et l'on, ne trouve pas, comme cela, tous los'jours, des grands seigneurs... 11 faut des hommes de tête pour vons épouser, mesdemoiselles.
GOGO, imitant les seigneurs, et arpentant la scène. Corbleul... ventrebleu !... madame ma mère, vous faites bon marché des Cochois... c'est quelque chose que les Cochois. .. que je pense * !
RAïu-.T. Folle ** !
MAiîiONNETTE. Jc voudrais bien savoir quelle fut la souche des Cochois; d'où elle descend, et jnscpi'où elle remonte?...
* Bal)pt, M™«^ Cochois, Marionnelto, Gogo. " Rentrée du père Cochois, qui écoute.
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