‹ [Magasin théâtralChapitre 1210 sur 1545 · SCÈNE XllI · texte numérisé non relu

SCÈNE XllI

LOULOU, LE MARQUIS ensuite, puisCm- CHOTTE.

LOULOU. Allons frapper doucement à sa porte. (Il frappe, on ne répond pas.) Insistons. [Il frappe plui> fort, puis appelant.) Chichotle!... Chichottc!... ma Chichotte!...

LE MARQUIS, paraissant sur le seuil de la j>orlc. ïu m'appelles... que me veux-tu?

LOULOU, reculant épouvanté. Le marquis !

LE MARQUIS. Ouoi ! tu ne reconnais pas ta fiancée ?

LOULOU. Hein ?. . . (.1 part. ) Oh ! oh ! « Toutes sortes de figures d volonté, » m'a-t-elle dit... C'est elle, c'est Chichotte qui fait encore

des siennes! [Tïaut.) Fi donc!... Chichotte, c'est ]iousser la fureur des métamorphoses à un point (jui m'est vraiment désagréable.... ({ui pourrait même, plus tard, devenir matière à divorce.

LE MARQUIS, en riant. En ce cas, bonne nuit !

Il sort par le fond.

LOULOU, à part. Elle fuit! courons sur ses traces... appelons!... [Aj) pelant d'une voix étouffée par la frayeur.) Portier!.... arrêtez!...

CHICHOTTE , entr'ouvrant la porte de la chambre où était le Marquis et se montrant, à part. Évitons un éclat. [Haut, à Loulou.) Tais-toi donc, nigaud.

LOULOU, la voyant. Oh !

Il s'avance vers elle.

CHICHOTTE, gaiement. Bonne nuit, poltron!

Elle rentre et ferme la porte,

LOULOU. Quelle flexibilité de talent ! c'est admirable, mais beaucoup trop fort pour mon organisation. Assez de rendez-vous comme cela!... Ah! mon Dieu! je vais avoir peur, tout seul dans mon lit, là-haut... Papa ne couche pas avec maman ; allons coucher avec papa !

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