SCÈNE YIII
LE BARON, CHICHOTTE, M'""^ COCHOIS, LOLLOL, GEORGES, dans le fond.
M'"" COCHOIS, entrant par le fond. Où estil? où est-il, que je l'tmbrassel.... [f ayant Loulou évanoui.) Ciel!
CHICHOTTE. Calmez-vous, madame... l'émotion... le bonheur..
LE r.AiiON, jouant l'empressement. Des sels!... de l'éther !...
II se sauve par le fond, suivi de Georges.
M""" COCHOIS , avec une tendre anxiété.
Loulou, mon Loulou!
LOULOU, reprenant ses sens. Qui m'appelle? ma mère!
M"" COCHOIS. Oui, oui, c'est moi, mon enfant., .tu as été ravissant! Ah ! j'avais bien pressenti ton succès, mon Loulou, rien qu'à la manière dont tu t'étais trémoussé tantôt.
LOULOU, la prenant par le bras. Où me trémoussai-je, s'il vous plaît, ma mère?
M""* COCHOIS. Chez nous donc ! tu sais, quand les grenadiers eurent la chose de t'cmpoigner.
LOULOU, au comble de la stupeur. Les grenadiers!... m'empoigner!... {Apercevant son coutume d'Arlequin sur le canapé.) Mes habits!... conunent se trouvent-ils là?... j'ai la fièvre... je brûle... je bous.... j'éclate. .. de l'air!... {Iltracerse le lltéâlre , et voyant Chicholte près de lui*.) Oh!... Chicholte!
CHICHOTTE, bas, à Loulou. \ih bien, où vas;-tu, imbécile?... laisse-toi donc faire!
LOULOU, revenant tout de suite à lui, et radivu.r, à part. Oh!... [A houl de /nrre.s-.) C'est égal, je le répète : c'est troj) fort pour mon organisation... beaucoup trop fort.
Il s'assied sur uau cbaisc.
* LoiiloM, ChiclioltP, M"io Cochois.
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