SCÈNE XV
SALIMBENI, CHICHOTTE, LOULOU, LE MARQUIS, BABET, LE PÈRE COCHOIS, M-« COCHOIS, GOGO, 3IARI0N- NETTE.
LE PÈRE COCHOIS. Ah! ils avaient des femmes, ces gaillards-là ! Eh ! bien , tu as le nez fin, toi, madame Cochois. . . comphment!
M""^ COCHOIS, furieuse. Oh ! les nerfs ! les nerfs !
CHICHOTTE. Eh ! bien, Loulou, es-tu content de moi ?
LOULOU, à part. C'est elle qui a tout fait. {Haut.) Je ne voudrais que vivre cent ans, riche... et très-bien portant, pour te prouver toute ma reconnaissance.
CHICHOTTE. Adieu, alors. Je pars.
* Entrée de Chichotte, qui, sans bruit, vient se placer à côté de IjouIou»
LOULOU. Tu pars !
CHiCHOTTE, Pour toujours. Dans cinq minutes le charuie aura cessé. Si ru veux revoir la fiancée , dont j'ai pris la forme et les traits, tu la retrouveras première chanteuse au théâtre de Milan ; mais je ne te le conseille pas.
LOULOU. Et qui donc es-tu pour te permettre?..,
CHICHOTTE. Demande au marquis... il te le dira peut-être.
LE MARQUIS , à Loulou , qui le regarde. Le diable !
LOULOU , vivement. Je m'en doutais !. . . Comme il ressemble à ma fiancée!...
CHICHOTTE. Embrasse-moi alors.
LOULOU, indigné. Que je t'embrasse !...
{Imj)érativement.) Sortez! {Au J\Iarquis.) Jîeau- frère, vous quiètes homme d'épéc, et civil eu même temps, veuillez reconduire monseigneur... entre gentilshommes, cela se fait.
CHICHOTTE, désignant Salimbeni. Non...
voici le plus brave; votre main, Salimbeni.
SALTMBENI , à Chichotte, lui f résentant la main. A Milan, ma colombe!
CHICHOTTE, (jaiement. A Milan, mon vautour! {A la famille, s'avançant vers elle.) Rassurez- vous, bonnes gens... {Loulou en reculant fait reculer les autres) je jure de ne plus revenir... Allons, Salimbeni!
Elle sort avec Salimbeni.
LOULOU. Le diable m'en a marié une...
Dieu sauve les deux autres !
FliN.
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