ROHAN, ETIENNE, ALBERT
ROHAN . Le vicomte n'est point ici ?
ETIENNE. Non...
ALBERT. C'est lui!...
ETIENNE, vivement. Albert!...
ALBERT. Messire Arthur...
ETIENNE , courant à lui. Toi ici, malheureux ! ... qui t'amène ?. . .
ALBERT. Un ordre de messire Landais.
ETIENNE, effrayé. Dieu ! et que le veut-il?.. ALBERT. M'employer à la cour.
ETIENNE. Toi?. ..
ROHAN, qui a regardé dans le fond. Le trésorier se proniOnc dans celte galerie avec maître Guibé.
ETIENNE, à Albert. Ah! il ne faut point qu'il nous surprenne ensemble... Viens... lu me raconteras tout!. .. (.1 Jiokan.) Kt vous, messire , informez-vous encore , sachez si Claude Kerru est arrivé.
ALnERT. Claude Kerru; mais il vient d'être arrêté !
ÉTFENNE cf ROUAN. Arrêté!
ALRERT. Le capitaine des gardes l'a annoncé tout à l'heure à messire Landais.
ETIENNE. Et les lettres dont il était porteur?
ALBERT. Ont été remises au trésorier devant moi.
ETIENNE. Dieu!
ROHAN. Nous sommes perdus, alors !
ALBERT. Que dites- vous ?
ETIENNE, d Albert. El sais-iu si le ministre a donné des ordres, s'il s'est rendu chez le duc?
ROUAN. Le duc est absent!
ETIENNE. Absent?
ROHAN. Il ne doit revenir d'Ancenis que dans la unit, et avant son retour il nous reste le temps de fuir! '
ÉTIF.N.NE, vh-ement. Non!... la suite du duc n'est point nombreuse?
ROHAN. Quelques valets et quclfiucs archers, comme d'habitude.
ETIENNE. Alors tout pcut cncore se réparer. Le maréchal de Rieux est au manège de Richebourg avec une vingtaine des nôtres, venez...
ALBERT. Que vouka-vcHis tenter?
ETIENNE. Venez, vous dis-jeî L'audace est de la prudence pour les désespérés !..,
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