CI.AUS
Je vous ni vu si triste de ne pas y aller, que j'ai dit à une jeune dnnic de la cour, venue tantôt à no<eiu!al pour clioisir des fleurs, que vous lui seriez reconnaissant toute la vie si elle vous donnait le moyen d'<iitrer à ce bal.
AVUFRID.
Elle t'a remis ce bracelet?
CLAUS
Elle me l'a envoyé en me faisant dire que vous n'aviez qu'à le montrer pour que toutes les portes du bal s'ouvrissent devant vous.
WII.FRID.
Oh ! maintenant que je puis m'introduire dans ce bal, combien de mon sang et d'annéi'S d'exislence ne donnerais-je pas pour posséder la rose Dorothée qui fera chevalier de la reine celui qui l'a gagnée ! Il n'en étaii qu'une au monde.
CLAOS.
11 n'en était qu'une! qu'est-ce qui a dit cela? j'en connais deux magnitiques dans les serres de Fralster, où je les ai moi-même portées.
WILFRID
Sur tes cheveux blancs, dis-tu vrai?
CLAUS
N'allez pas le vérifier; Fralster est à quinze lieues de Stockholm.
WILFRID
II est midi; le bal de la reine n'aura lieu qu'à minuit. Adieu, Claus; en douze heures, on fait trente lieues à cheval, et si on ne les fait pas, on meurt.
Il sort.
ctAus, seul.
Je ne l'ai jamais vu si exalté, si heureux. Enfin, il parlera à la reine.
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