SCÈNE XV
HENRI, RAOUL, puis BRICK.
\ RAOUL
i Htnr', dis-mc; -ie tes paroles d'amour à Léona ; r-'^'^'eût pas ^ .rieuses ; que c'cu.it une galanlerio
bannale; dis-moi que tu l'aimes comme les autres
feinnips. prêt a reculer devant le moindre obstacle, pour courir à de plus faciles amours; dismoi que jamais à 1 avenir Léona n'entendra sortir de ta bouche le même langage, qu'elle sera désormais sacrée, même pour tes regards, et alors... alors, un ancien ami, que tu ne croyais pas revoir, te tendra la main et te dira : A toi de cœur. HE\ni.
Et si je te dis que je l'aime?
RAOUL
Alors!,..
Brick entre sans être vu et gagne la gauche. HE\RI.
Tu menaces, Raoul, au lieu de supplier? La menace est d'un ennemi... Elle me blesse, elle m'outrage; elle me soupçonne de lâcheté... R-aoul, quelle heure, quel lieu, quelles armes ?
KAOUL.
Je te dirais: A l'instant; mais Zacharie ne m'a pas encore rendu ses comptes; j'ai une autre injure à venger. A toi, demain, midi, porte Saint- Jacques, l'épée.
HENRI
C'est dit : fête ce soir, duel demain.
RAOUL, à part.
Allons tromper Léona pour la rassurer.
Henri sort par la porte du milieu , au fond , Raoul par la droite.
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