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SCÈNE XIII

SÉRAPHINE, BURDÉUS, GAIRARD.

BDRDÉUS.

Vous nous avez quittés bien brusquement, monsieur le conseiller, et tout le monde a été frappé de votre pâleur.

GAIRAAD.

Oui, j'ai failli me trouver mal... la foule qui se pressait autour de nous dans l'église... BURoéus. Et un peu d'émotion... Demain toutes les formalités nécessaires pour me transmettre les titres de la maison de Tellez seront remplies... dethain vous recevrez mes adieux.

sÉRArui.NE, d part.

Partir? quitter Dijon?

On entend du bruit au dehors.

BURDÉOS.

Qu'est-ce? On vous demande peut-être , monsieur le conseiller! Nous vous laissons.

On entend des voix parmi lesquelles on distingue celle d« Candolu.

LA l'ETE DES FOUS.

SCÈi^E XIV.

Les Mêmks , CANDOLAS , RE.\li , HENRI , ÉTIENNK, en costume de fous, mais sans masque. Ils paraissent au fond Candolas se retourne vers eux et leur parle avant d'entrer.

sÉRAPijiNE, à part.

C'est lui * !

BURDÉus, à Séraphine. ■ Laissez votre voile... je le veux... je n'ai jamais répété ce mot-là, et on ne prend pas de nouvelles nabiludes à mon âge.

SÉRAPHINE, à part.

Il me traite déjà en esclave!... Ah! Burdéus ! prenez garde! je briserai ma chaîne si vous la rendez trop lourde.

BURDÉUS, se rapprochant d'elle et baissant son voile.

Pour la dernière fois, apprenez à obéir. {A Candolas et aux autres.) Que voulez-vous? CANDOLAS, s'avançant.

Suivant l'ancien usage, au nom de la vénérable Mère-Folle, et par lettres expédiées, paraphées et scellées par le Griffon-l^ert, secrétaire de ses coramandemens, nous, enfaus de la folie, frères des fous deValenciennes, cousins germains des lunatiques de Douai, nous sommes envoyés pour souhaiter le bonjour à l'illustre Burdéus, ici présent, et nous écoutant avec plaisir...

BURDÉUS.

Tu en as menti.

CANDOLAS.

Avec plaisir, comme cela se voit sur son beau visage...

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