SCENE m
Les Précedens, GASPARD.).
i;A.SPARDO. Maintenant viens m'fuibrasser... {Il l'embrasse. ) et donne-moi
mon petit, que je remhr.-is.se à son tour. CATARINA. Il dort. GASPARDO. A-t-d souffert?
CATARINA. Un peu... mais le pasteur Sanutto m'a rassurée.
(Elle d'Jsigne le pasteur.) GASPARDO , l'apetceifant. Salut et merci au bon pasteur. ( f^oyanl Piétro et Rapfniè'/.)\o\is voilà, compagnons... vous m'attendiez?..
PIÉTRO. Oui , tu es resté bien tard à la ville.
GASPARDO. C'est qu'il s'y est pa.ssé d'étranges choses...
RAPHAËL. Quoi donc?
GASPARDO. Des arquebusades et des coups de rapière.
PIÉTRO. Vraiment ?
(Tout le monde entoure Gaspardo '.) GASPARDO. Les compagnies de condoitièresquiont accompagné à Plaisance le gouverneur et la noblesse de Milan se sont révoltées.
LE PASTEUR. Et pourquoi ?..
GASPARDO. Parce que messieurs les nobles dépensent tant de sequins en fêtes et festins, qu'il ne leur en reste plus pour payer la solde ; et sous la conduite d'un des leurs , dont on ignore encore le nom , trois cents condottières ont maintenu pendant sept heures le feu contre deux mille arcliers...
PIETRO. Et enfin ?..
GASPARDO. Ils ont été forcés de se rendre : les munitions leur manquaient ; mais au mouis le gouverneur aura reçu une bonne leçon.
LE PASTEUR. Et qui nous cotitera cher à tous... Que Dieu vous garde! { Bas à Calaiina, ) De la prudence, ma fille , je reviendrai.
CATARINA, prenint uni', lanterne. levais vous éclairer, mou père, jusqu'au détour de la route.
(Gaspardo, R.ipliaél et Piétro accompagnent le pasteur jnsqu".'» la porte ; il sort arec Catarina.^