‹ [Magasin théâtralChapitre 470 sur 1545 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Mêmes, LIONEL, FALBRIDGE, EG- GERTON, LA. Comtesse, portée dans sa litière, Malandrins.

LIONEL, indiquant une maison au fond.

Allez , amis... hâtez-vous d'entrer dans celte demeure.

Les porteurs du palanquin entrent dans la maison, guidés par Lionel.

EGGERTON, indiquant la porte à un archer. Et tracez là le signe redoutable ((ui défend désormais d'entrer ou de sortir de cette demeure.

L'archer trace sur la porte avec de la craie rouge une croix de saint André.

GROS-RENÉ, se traînant vers Falbridge.

Dessecnurs! des secours I. ..

FALRRinGE. Arrière, manants... Des secours!... demandcz-rn aux hôpitaux!

(;ros-rené. Les hôpitaux sont pleins, et depuis huit jours nous couchons dans les rues...

LIONEL, revenant. Et nous sur le champ de bataille... Allons, éloignez-vous!...

Les gens du peuple remontent la scène.

FALRRIDGE, à Lionel. Quant aux sinistres prédictions de la comtesse.,.

LIONEL. Que nous importe... il faut combattre... en vain le peuple nous abandonne, en vain le maréchal est maître du centre de la ville... les faubourgs nous restent... et, d'ici sur ce point formidable de la butte aux Moulins, nous pouvons encore ressaisir tous nos avantages.

EGGERTON. Ou donner le temps au gouverneur de venir à notre secours.

FALBRIDGE. Très-bien 1

LIONEL. D'abord, que les postes de cette tour soient doublés et que l'on fasse bonne garde.

EGGERTON. Je m'en charge.

FALBRIDGE. Je vais y envoyer des armes et des vivres.

LIONEL, montrant une rue aux siens.

Amis, suivez-moi; c'est par là que nous rencontrerons les partisans du dauphin, et à leur tête le maréchal de Rieux, accompagné d'Hélène... Cent livre tournois à qui prendra la folle. .. deux cents à qui tuera le maréchal.

FALBRIDGE. Et Hous, à la tour du Louvre!

LES MALANDRINS. Au maréchal ! au maréchal!...

les SOLDATS. A la tour du Louvre !

Ils sortent tous.

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