MONVAL , LE COMTE , CHALOTTE , MADAME DUTOUR
MADAME DUTOUR, à la cantonnade. .Te vous dis encore une fois de ne pas m'annoncer.
CHARLOTTE , à part. Dieu ! madame Dutour !...
LE COMTE. Quelle est cette voix ?
CHARLOTTE. C'est la voix de ma cousine.
LE COMTE. Ah!...
MADAME DUTOUR, entrant. Eh bien , ma cousine , vous voyez que je n'ai pas été long-tems.
LE COMTE, à part. Ah! mon Dieu! —
n'est-ce pas cette marchande?...
MADAME DUTOUR, étourdiment. Tiens!...
voilà le jeune bomme dont je vous parlais ce matin.
CHARLOTTE. Que dite.s-vous ?
MADAME DUTOUR. Qu'y a-t-il donc , cousine?
CHARLOTTE. Parlez parlez! M"™
d'Alby... ce jeune homme...
MADAME DUTOUR. Eh bien ! le voilà !
CHARLOTTE , a^ec un cri déchirant . Ah!, mon mari !
MADAME DUTOUR. Son mari!
CHARLOTTE. Tout est fini Je me
meurs!...
LE COMTE. Charlotte! Charlotte!....
( .4 M""" DiUuur.) Ah ! madame , qu'avezvous fait?
MADAME DUTOUR. Ma ])auvrc cousine !..
1 1 tlire que c'est moi... (//m ronifr.) Aussi, pourquoi ne voyez-vous pas vos parens? Si je vous avais connu, ça ne serait pas arrivé.
CHARLOTTE
LE COMTE, MONVAL, BERTRAND, î (GHARLUTTE, MADAME DL TO iJ R .
Bertrand. Pardon, excuse, la socicLé...
dest^q^e Reviens apporter à Cliarlotte une lËlttvqjiii..'^DieuLi... ma fille!... esi-cllc morte ?
MADAME DUTOUR. Non , non elle
n'est qu'évanouie ; un saisissement , le chagrin...
BERTRAND. Quel changement ! ah!
commandant, la fille du pauvre soldat (hait si fraîche et si joyeuse!... Regardez la femme du riche comte d'Aiglemont !
MADAME DiJTOLR. Elle se ranime !
LE COMTE, i' approchant Charlotte...
RERTRAIND, l'urrêlunt. Laissez-moi, monsieur le comte , laissez-moi soigner mon enfant !
LE COMTE, a part. Hélas! quel sera lioue avenir?
MADAME DCTOLR. EpOUSez donc Ull
.'ïrand seitmeur !