‹ [Magasin théâtralChapitre 542 sur 1545 · L.iVIGNAN · texte numérisé non relu

L.iVIGNAN

Possible, monsieur Gagerot, on en ajoutera.

GAGEROT, se replaçant.

Tenez, là, sur le front... je crois que vous n'avez pas assez développé.

Possible... on développera.

PAUL

Voyons! sois bon enfant, Lavignan; fais-lui tout de suite une têle de penseur ! une tête d'élifcîble...

LAVIGNAN , continuant de peindre , à Gagerot. Un peu à gauche, là bas.

PAUL

Car, vois-tu , mon cher, M. Gagerot va te faire lithographier ça; et, à son retour à Montbéliard, il expédiera son faciès à tous les électeurs de son arrondissement... Un homme lithographie, c'est quelque chose, et ça compte en politique.

GAGEROT.

C'est depuis près d'un an toujours la même plaisanterie, monsieur Paul Vermoud, et je votis conseille d'eu changer.

PAUL, se levant.

Ah! monsieur Gagerot, mes plaisanteries sont comme mes rancunes, ça dure long-temps. Je n'ai pas oublié que ce n'est pas votre faute si je n'ai point perdu, il y a un an , l'héritage de ma bonne tante madame de Soubiran; cl je ne vous suis pas très reconnaissant de vos bonnes intentions. GAGEROT.

Monsieur Paul Vermoud, un crime vous a rendu cet héritage: le testament a été volé.

DENNEVILLE.

C'est un conte; il n'y avait pas de testament.

D'où le savez-vous?

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