‹ [Magasin théâtralChapitre 564 sur 1545 · CATULLE · texte numérisé non relu

CATULLE

Un peintre I Eh bien?

M"" DUPLESSIS

Eh bien ! je me disais tout à l'heure... pour la retrouver, mon enfant... si madame la marquise voulait interroger ces messieurs...

CAMILLE

Interroger ces messieurs... sur votre fille ?...

Mme DUPLESSIS.

Oui... peut-être que... en leur disant que c'était un beau brin de fille... tenez, tout le portrait que M. le marquis faisait de cette dame...

CAMILLE

Madame Torcy...

M-»» DUPLESSIS

Pourquoi pas... car le monstre a changé de nom pour me la cacher, ma Cornéliel..

CAMILLE

Vraiment!... Et vous ne l'avez jamais revue?

mme DUPLESSIS.

Jamais, au grand jamais!

CAMILLE, à sa mère.

Cela est extraordinaire... et ce que nous a dit M. Gagerot de la retraite où M. Torcy lient sa femme...

LA COMTESSE

Comment? tu pourrais supposer que la fille de cette femme...

M"» DUPLESSIS

Elle était si belle , ma Cornélie... Ah ! gueux de rapin, va!... peut-on déchirer ainsi un cœur de mère âgée ?

CAMILLE

Il suffit , madame Duplessis... je verrai... j'interrogerai .. Mais enfin, vous le connaissez, votre gendre?

M"» DUPLESSIS

Eh! non, madame... voilà l'infamie!... On m'a subtilisé mon consentement pendant une absence que j'ai faite... et puis... bernique... A mon retour, plus de Dubois... plus de Cornélie... C'est de là que j'ai été obligée de me retirer ù Monlbéiiard, mon pays... abandonnée avec une somme de dix mille francs, que le notaire m'a dit que l'on ne me paierait que là... et c'est peu après que je suis entrée au service de M™* de Soubiran... où ces dames ont eu la bonté...

CAMILLE

Ainsi, vous habitiez Paris autrefois?...

M"" DUPLESSIS

Oui, madame.

CAMILLE

Et votre fille?

M"« DUPLESSIS

Ohl si elle ne s'était pas enmourachéi de son méchant rapiu... c'est celle-là qui en aurait pu épouser des ducs et dos marquis!...

LA COMTESSE

Assez... assez... (Elle fait signe à M^»* Duplestisde

se retirer.) Camille, tu oublies que tu te compromets par de pareilles questions...

CAMILLE

Vous avez raison... c'est à ces messieurs qu'il faut m'adresser.

M""» DUPLESSIS

Ahl voilà précisément quelqu'un qui arrive.

LA COMTESSE

Allez... Et toi, Camille, sois prudente.

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