SCÈNE IX
GROSEILLON, FLORA, ZÉTULBÉE, RO- SINE, Figurantes, le Régisseur.
Elles entrent toutes en riant aux éclats.
LE Régisseur. Silence, silence pour Dieu!
ZÉTULBÉE. Mais puisque l'Amour est indisposé... la répétition ne peut pas avoir lieu !...
LE régisseur. L amour est doublé, mesdenioiselies... voilà son remplaçant.
toutes, riant Ha ! ha 1 lia !..,
Elles entourent Groseillon qui minaude.
GROSEILLON. Apprenez, mesdemoiselles, qu'Anastasc Groseillon...
toutes Groseillon!... Ha! ha! ha!
GROSEiLiON. Le fiancé de mademoiselle Nini, volrf camarade...
FLORA. Ah ! l'Amour est de la connaissance de Nini...
ZÉTULBÉE. Ce n'est pas étonnant, Nini a connu tant d'amours...
TOUTES. Ha! ha! ha!...
LE RÉGISSEUR. Allons, allons, en voilà assez. . . silence !
ZÉTULBÉE. Mais dame! mon.^ieur le régisseur...
LE RÉGISSEUR. Zétulbée, VOUS êtes à l'amende de trois francs.
Murmures des jeunes filles.
LE RÉGISSEUR. Silence, me^demoi-selles! si l'on murmure encore, je flanque tout le monde à l'amende...
ROSINE. Il est bête à raangor des pralines.
LE RÉGISSEUR. Allons, maintenant tout ent bien; venez, que je vous mette votre rouge.
Il prend sa boîte au rouge et se dispose à leur en mettre'
TOUTES. Vivat !. ..
ROSINE, S approchant du Régisseur. Ah ! mon petit régi.sseur, ne m'en metiez guère... Arthur n'aime pas ça.
FLORA, rfe même. Ah! mon petit régisseur mettez-m'en beaucoup... Alfreda iore ça. '
ZÉTULBÉE le prenant par le bras. Mon amour de régisseur, retirez-moi mon amende.
LE RÉGISSEUR. J'irai eu causer chez vous..*.
ZÉTULBÉE. Merci... j'aime mieux paver mes trois francs.
GROSEILLON. Et moi, monsieur je vais-t'v en avoir du fard?...
Il lui en met de manière à lui rendre les ioues plus rouses qu aux autres. On rit.
ZÉTULBÉE à ses camarades. Ah! mesdemoise'les, et la glace que nous oublions.. . [Au Régisseur.) Monsieur le régisseur, montrez-nous donc le rideau de glace, et permettez-nous d'y étudier notre pas.
Toutes se sont approchées du Régisseur en même temps queZelulbee.seso.itgioupées autour de luietU.caj.|..Mt
lE uriGissiiUR. Allons, encliaute.osM's... je fuc laisse séduire, je cède.
TOUTES. Bravo!
LE hÊGisshUK. Seigneurs etsoldats, rangezvous... Adolphe!
ADOLPHE. Monsieur!
LE RÉGISSEUR. Appuvez le rideau de harneau.
ADOLPHE. Richardeau,appuyezle rideau...
On lève le ndeaii du fonil; toutela salleeltmis les acteurs en scène se reflèleni dans une glace qui occupe la largeur du iLéàire.
LE RÉGisSKUR. Allons, mesdemoiselles, à vos places... {Elles se rangent de chaquecôlé du <Ae<î<re.)Au fait, ça pruduitiineiret charmant.. Wais voyez donc que de monde à cette répétition...
GROSEILLON. Tiens, tiens, tiens, et le souffleur, et ce farceur de souffleur qui ne se doute pas qu'on le regarde.
On tourne les yeux vers la glace et on y aperçoit le trou du souflleur, où celui-ci se trouve avfc une* femme.
LE RÈGl.ssEtR. Eii bien ! mais il souffle, ce garçon !...
GROSEILLON. Oui, il souffle... la femme du costumier.
LE RÉGISSEUR. Allons, monsieur GroseilloD, à voire pince.
Ici poses coM.iquesdeGrospillonreproduitesdanslaglace; 11 sort eiisi/ile et le bal et commence.
Danse qui se réQèle au fond, et qui se termine par un tableau 'général.
LE RÉGISSEUR. Adolphe, chargez le rideau.
On baisse le rideau.
LE GARÇON DE THÉÂTRE. Oïl attend ces
dimoisflies au grand fojer.
TOUTES. Au grand foyer!
Sortie générale.
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