‹ [Magasin théâtralChapitre 661 sur 1545 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

M. Georges Vaudoyer !

(Vaudoyer s'approche de la table et va signer.) DOMINIQL'E.

Signer!... lui! jamais... (Dansée momen!, sa main rencontre le fusil resté ù terre; Dominique se relève et dit avec force.) Périsse mon secret. Seigneur... mais je ne laisserai pas unir l'assassin l'i l'enfant de sa viciime.

(Il ajuste et lire. — Cri d'effroi dans le salon. — Tumulte — Pendant ce temps, Dominique a jeié le fusil derrière les arbres; le théâtre se remplit de monde.)

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SCKNF X.

DOMINIQUE, RAOUL, LA COMTESSE, VALENTINE, LES Paysans.

DOMINIQUE, a part.

Pardonnez-moi, Seigneur, mais il fallait bien le sauver.

RAOUL

Que personne... persoime, entendez-vous, tio puisse sortir d'ici !...

DOMINIQUE, à part.

Grand Dieu !... et Lucien... Lucien qui m'attend... Mais, si je ne le revois pas... il va mourir... Ah !..

RAOUL, sortant du pavillon.

Une tentative di' meurtre vient d'être commise; que l'on ftrme les grilles du parc. (Dominique prend non chapeau et traverse le théâtre. — Le donieiiique l'arrête.) UN DOMESTIQUE.

On ne sort pas.

DOMINIQUE

Moi?.,, pauvre aveugle...

RAOUL

C'est l'aveugle... laissez, laissez-le passer...

DOMINIQUE, à part.

Oh ! du moins, Lucien ne mourra pas.

(Il se dirige vers la gril le. (

m:s paysans,

CINQUIEMi: TABLEAU.

F/Miiérieiir (ruiie maison pauvre— Poric d'onirée a>i fond ; une autre pcirie ii droite.— Mobilier miséiablp, mais propre. — Au lever du rideau, Marguerite est assise pris d'une tahie sur taqueile brûle une lauipe de ft-r, et semble écouter au detiors. — Nuit obscure i l'extérieur.

scÈiNi; I.

MARGUERITE, seule. Neuf heures !.... et Lucien ne revient pas!... comme il tarde à rentrer, mon Dieu!... Où peutil être? qui peut le retenir si long-temps loin de moi? Il y a deux heures, lorsqu'il est parti, il a prononcé des paroles sans suite, et puis il s'est enfui, après m'avoir interrogée comme s'il connaissait le secret de sa naissance... 11 m'a parlé d'une somme volée... d'un dépôt d'argent... de son père mort sans s'être justifié... de son père qui lui a laissé le déshonneur, linfiimic. (Se levant.) Otipcul-il avoir appris ce mystère?.. Ah! je le di-ais bien, qu'il ne devait pas aller au château. Entre ces gens-là il nous il ne doit jamais y avoir rien de commun !... (Emit au deliors.) Quelqu'un!... Ah! c'est lui, sans doute!... (Elle Ta vivement pour ouvrir la porte, et recule avec efroi en voyant entrer Valcniine.) Grand Dieu !

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