GKORGES, KÉROUAN, LOUISE, LUCILE
GEORGES, enirar.t rapidement suivi ('e I.ucile. Qu'y a-t-il?... Pourquoi ces cris?
LOUISE
Geovgrs... Georges... Il veut Incr mon enfant! GEORGES, s'éiançaiu devant la poiio fie la chambre de T.ouise.
Voiii nie tuerez donc avnnt lui !
KÉROUAN
Qtic dis-tiî ?
LOUISE, courant près de Georges.
Ah ! non* sommes deux à présent!
KEROIAN.
Toi, Georges ?... tu la dércndr-... Que vienf-lu
faire ici ?
GEorîGES, mettant un gmon A terre.
Puisqu'il vous faut du sang... je viens vous np-
porlcr celui du coupable.
LUCILE
Mon frère !
KÉROUAN, courant ù une hache.
Toi... loi, Georges!... Ah ! misérable!...
LUCILE, s'élanrant au .le^'ant de lui.
Kérouan ! qu'allez-vons faire !...
KÉROUAN, voulant la repousser.
Laisse-moi, enfant !
KÉROUAN, après un long silence.
Tu as raison... tu as raison... — Georges... le fils de mon vieil ami... Georges... lui! — Et tu le savais, toi, Lncilc ?... et tu cachais le crime de ton frère?... horreur!
LOUISE
Non, mon père... non!... e le n'a caché que ma faute, elle n'a eu pitié que de votre fille.
KÉROUAN
Peu ni'iinpoitc à présent!
(Il va à la cheminée et il en décroche deux (!péos qu'il
pose sur la table.)
LUCILE
Que va-I-il faire? mon Dieu !
KÉROUAN
Voici ma vieille épée de Vendéen, monsieur... et voici celle que me donna votre père q'iand je le relevai tout sanglant du champ de bataille... laquelle prcnez-vo;!S?...
GEORGES
Laissez-moi celle de mon père; je ne la déshonorerai pas.
LOUISE, Stupéfaite.
Qn'oscz-vous dire, Georges !
KÉROUAN
Je vais à la saulaye...
GEORGES
Je vous suis, monsieur!
LOUISE
Vous., vons !..iiiais q^i'allez-vonsdùTic faire là?
GEORGES
Remplir mon dernier devoir... .Te vais monriri