LUCILE.OUISE, LE GÉNÉRAL, KÉROUAN, GEORGES
LE GÉNÉBAL, à Kérouan, il salun Louise et Lucile
d'un signe.)
Je suis venu laid, n'est-ce pas. Rérouan?
KÉROUAN
Tu recevais les félicitations de tes amis... tu as bien fait.
LE GÉNÉRAL, lui prenant la main.
La pensée de la douleur me parlait plus haut queces vains félicitations; mais jesaisqu'il faut laisser au désespoir la liberté de ses premiers transports, pour qu'il puisse écouler les conseils de l'amitié; et je savais la promesse que lu avais faite à M. de Montéclain.
KÉROUAN
Tu vois que je l'ai tenu parole... et je suis prêt à écouter tes conseils. Qu'as-tu à me dire?...
LE GÉNÉRAL
Que me disais-tu, toi?... lu me disais qu'il fiiul pardonner à la jeunesse, à rentiainemenl... à l'amour...
KÉROUAN
C'est vrai, et tu me repoussais. Mais je suis moins fier que toi, Simon : si celui qui a séduit ma lille voulait lui rendre l'honneur... peut-être lui pardonnerais-je.
LE GÉNÉRAL
El qui pourrait l'en empêcher?
KÉROUAN
Peut-être porle-t-il un nom qu'il craint de mésallier, en le donnant à la lille d'un pauvre paysan.
LE GÉNÉRAL
Son nom eût-il dix siècles de noblesse, il l'a mis au dessous du tien.
KÉROUAN
l'eul-être aussi craint-il le ressentiment de sa famille... les malédiclions d un père rigoureux...
LE GÉiNÉRAL.
S'il était un père assez infâme pour se refuser à une telle réparation... ce serait alors que la désoliêissaiice deviendrait un droit respectable.
KÉROUAN
Ce n'est pas sa pensée ù lui.
LE GÉNÉRAL
connais donc?
KÉROUAN
Oui.
LE GÉNÉRAL
Et quel est le lâche qui ose s'armer do pareils' obstacles pour ne pas remplir un devoir sacré?
KÉROUAN
Un homme qui, sans doute sûr de son adresse»