‹ [Magasin théâtralChapitre 831 sur 1545 · ACTE m, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE X

BUCIIOT.

Il paraît que c'est fini... Tiens, le voilà tout seul.

FÉLIX

Tant mieux!... Riette aurait pleuré... crié... Tant mieux !...

BCCOOT.

Ah ! qu'on dise encore que les bons onguens sont dans les petits pots !

FÉLIX, allant à Olivier.

Monsieur Olivier...

OLIVIER

Que me voulez-vous?

FÉLIX

D'après votre conduite de ce soir, vous ne devriez pas me le demander.

OLIVIER

Je suis ^fort peu intelligent, monsieur... Expliquez-vous.

FÉLIX, avec coltre, s'avançant vers Olivier. Eh bien ! monsieur...

BDCHOT, s'interposant.

Doucement... voilà ce dont il s'agit... Il prétend que tu as fait la cour à Henriette.

OLIVIER

Moi?

Osez le nier.

BUCHOT, ù Olivier.

L'amour l'égaré, la jalousie l'aveugle, et il s'est fourré dans l'esprit de t'en demander raison.

OLIVIEK.

A moi?

FÉLIX

A vous, monsieur... et je vous préviens d'une chose, c'est que je n'admets ni explications, ni excuses, ni rien !

OLIVIER

Il faudra cependant que vous admettiez un refus.

FÉLIX

Vous refusez?

OLIVIER

Oui, monsieur.

FÉLIX

Vous n'êtes qu'un lâche...

OLIVIER

C'est ce dont vous et Buchot vous pourrez juger, si vous voulez bien me servir de témoins.

BUCHOT.

Tu te bats ?

OLIVIER

Demain matin.

Avec qui ?

OLIVIER

Avec M. Royer d'Orilly.

FÉLIX

Le grand Royer!... Ron !... le voilà qui me

prend mes duels, à présent!... Mais c'est mon cauchemar, mon bourreau, que ce gfand animal-là!

OLIVIER

Puis-je compter sur toi ?

BCCHOT.

Oui. (A Félix.) Pauvre garçon, ça me fait de la peine !

OLIVIER

Et quant à vous, monsieur...

FÉLIX

N'achevez pas ; excusez-moi et comptez aussi sur moi, Olivier... (Bas à Buchot.) Je ne l'aurais pas t(ié, moi... (il s'éloigne.) Mais où est donc Henriette? (Il sort.)

OLIVIER, bas.

Un mot, Buchot ?

BCCHOT.

Qu'y a-t-il?

Tu es homme d'honneur... Eh bien ! prometsmoi de faire ce que je vais te dire...

BUCHOT.

Je le le jure...

OLIVIER

Si je suis tué... (A part.) Et c'est mon espoir... (Haut.) Tu enverras ce médaillon...

BUCHOT.

A qui?

OLIVIER

A mademoiselle Royer d'Orilly.

BUCUOT.

A la soeur de Royer î

OLIVIER

A sa sœur.

BUCHOT.

Mais c'est donc pour ça?...

OLIVIER

Non... c'est un secret que tu apprendras alors, sans doute... (A part.) Adieu, Louise... Je ne devais pas le garder long-temps... N'était-ce pas du bonheur!

BDCHOT.

Mais je veux savoir....

Silence ! on vient.

BUCHOT, à lui-même.

C'est drôle !

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