SCÈNE VII
Les mêmes , SENTINELLI , puis STEINBERG et EBBA , puis CHRISTINE.
SENTINELLI
Vous êtes prêt, marquis ?
MONALDESCHI
Oui, comte.
SENTINELLI
Bien!
MONALDESCHI
Sans doute Vous venez avec nous ?
SENTINELLI
Certes ! sans qu'il men coûte ; Et ce n'est point à vous à le trouver mauvais : Nous sommes vieux amis : où vous allez je vais.
CHRISTINE , entrant.
Vous êtes cinq en tout ; cortège respectable Pour une majesté d'hier. J'ai sur ma table Oublié mon écrin ; allez me le quérir, Paulo. Voyons, messieurs, nous allons donc courir Le monde, et visiter d'abord Rome, la France Après. Déjà Cromwell, on m'en fait l'assurance , Était très bien pour moi ; mais maintenant c'est
[mieux.
Sans couronne mon front blessera moins ses yeux. Notre troupe est peu forte, elle en sera plus vive. Allons, partons, messieurs, et qui m'aime me suive. (Elle sort avec Ebba et Stcinbcrg. Monalrtesclii les suit. Paula sort du cabinet de la reine avec l'écrin.) Vous oubliez quelqu'un, marquis; attendez-moi. (Elle sort entraînant Monaldeschi qui regarde Sentinelli resté derrit're lui.)
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SCKNK VIII.
SENTINELLI , seut.
Ne crains rien, me voilà. Marquis, je suis à toi I Crois-tu ([ue le lion prêt à saisir la proie Qu'il poursuivit un an abandonne sa voie :' [nu-, Necrains rien, me voilà... Trop long-temps compri- Mon cœur dans son espoir est las d'être enfermé.