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ACTE V, SCÈNE VI

MOXALDESCni.

Est-ce bien le mien ?

SENTINELLl.

Oui, le voici. Hàlons-nous. MONALDKSCni , Ic mettant taiilùt sur une épaule et

tantôt sur l'autre.

Je sens Ireinbler ma main , et fléchir mes genoux.

SENTINELLl.

Qui te retient encor ?

MONALDESCni.

Cette afrrafe indocile...

SENTINELLI tirant son poignard et allant à lui. Attends.

MOXALDESCHI , reculant.

Que voulez-vous?

SENTINELLI

La rendre plus facile...

Je veux, pour t'cpargner quelque nouveau relard, Élargir cette agrafe à l'aide du poignard.

(Il perce le manteau et l'agrafe.) MONALDESCHI , s'essuyant le front avec son mouchoir. J'ai cru que de ma mort l'heure était avancée! J'ai froid, et sur mon front une sueur glacée... (Il laisse tomber son mouchoir et met le pied dessus.)

SENTINELLI

De retarder encore aurais-tn le dessein ?

MONALDESCHI , immobile.

Oh ! quand j'ai vu le fer se lever sur mon sein, Je ne crus plus vivant repasser cette porte.

SENTINELLI , s'approchant de lui.

Pour la dernière fois, faudra-t-il qti'on t'emporte?

MONALDESCHI , approchant l'anneau de sa bouche. Adieu donc à la vie, à l'univers adieu ! Je ne pourrai jamais...

(Il court à une colonne dans laquelle il y a une Madone.) Protége-moi, mon Dieu !

SENTINELLI , le saisissant par le bras et appelant. Allons, messieurs, à moi !

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