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SCENE XIV

Les Mêmes, RIROTEAU.

BIROTEAU, à Fernand, qu'il aperçoit le premier Eh bien!... (Fernand luimontre HenrielJean-

nette dans le fond.) Comment, encore ensemble !...

Ah!...

FERNAND, le retenant.

Silence donc!... n'allez-vous pas faire un éclat?

(Se levant.) Ah çà, monsieur Biroteau, (à ce nom,

tout le monde se retourne) savez-vous que mon

oncle a à se plaindre de vous?

Le comte? Vous avez à vous plaindre de moi, mon cher comte?

montalègre, quittant le balcon.

Comment?

fernand, à Biroteau.

Sans doute... Eh quoi! vous avez un proche

DEUX JEUNES FEMMES

parent, un neveu, et vous ne le lui présentez pas ?

BIROTEAU

Un neveu ! quand je dis un neveu, un neveu à la mode de Bretagne, une espèce de rustre, un idiot, dont je n'ai jamais pu rien faire... Vous le présenter!... mais c'est à peine si je le vois moimême !

FERNAND

Vous avez entendu, mon oncle?

MONTALÈGRE

Parfaitement!

BIROTEATJ.

Ah ça! mais, en définitive, qu'est-ce que tout

ça signifie, voyons?

FERNAND

Rien, rien; on vous expliquera plus tard...

J'espère au moins que vous jugerez convenable de m'en laisser le soin.

BIROTEAU

Alors, madame...

JEANNETTE

Oh ! pour le moment nous avons bien autre chose à faire... (On entend préluder l'orchestre dti bal.) Tenez, entendez-vous? je suis sûre qu'il y a déjà foule dans le grand salon, et personne pour faire les honneurs !

BIROTEAU

Si fait,si fait; il y a mon caissier et les deux premiers commis.

JEANNETTE

Un caissier pour recevoir le président de la chambreet des pairs de France !

BIROTEAU

Ah! mon Dieu! c'est vrai, je n'y pensais plus; c'est vous qui me faites perdre la tête ! jeannette, l'arrêtant.

Un moment donc, nous vous accompagnons... Allons, monsieur le comte, Julie, Henri, qui m'aime me suive... Je parle pour tout le monde, monsieur Fernand, et je retiens votre bras. Le comte avec la comtesse; Henri avec M. Biroteau, ils causeront d'affaires ensemble; vous, avec moi; oh! je ne veux pas que vous me quittiez de toute la soirée; il fautbien que vous profitiez de la permission qu'on vous a donnée de me faire la cour.

On ouvre les portes du fond, et on voit des danseurs en place pour un quadrille.

FERNAND, offrant son bras.

Je suis à vos ordres, madame.

jeannette, bas et en souriant.

Vous voilà pris.

fernand, de même.

Pour la soirée.

Us remontent la scène pour entrer dans la salle du bal. Biroteau tourne brusquemejit le dos à Henri quand celuici se rapproche de lui.

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