SCENE V
Mme DE KERMIC, VALÉRIEN.
Mme DE KERMIC.
Eh bien! as-tu vu M. Asthon?
VALÉRIEN
Oui, madame, je l'ai vu.
Et la lettre que je t'ai remise pour lui?
VALÉRIEN
Il a refusé de la recevoir.
Mme DE KERMIC
Refusé de la recevoir! (A part.) Ah! c'est le ■dernier outrage ! Ah ! malheur à toi , Léonard Asthon, malheur à toi.
valérien, présentant la lettre.
Cette lettre.
Mme DE KERMIC
Donne. (Elle la met dans son sein.) Ecoute-moi lien maintenant. Tu vas aller te placer sur la route de Paris, à quelque distance de l'avenue; dans une heure environ, il arrivera une voiture de poste.
VALÉRIEN
Oui, madame.
DIANE DE CHIVRI.
Hmo DE KERHIC.
Tu feras signe au postillon d'arrêter, et tu diras aux voyageurs qui seront dans cette voiture de descendre et de te suivre.
A une pareille heure, pensez-vous qu'ils consentent?
Mme DE KERMIC.
Ce sont trois hommes résolus, et qui ne connaissent pas la crainte; d'ailleurs, je puis te dire leurs noms, il te servira à te faire connaître d'eux. C'est mon gendre, M. de Chivri, et ses deux fils, Georges et Philippe.
VALÉRIEN, à part.
MM. de Chivri! {Haut.) Il suffit.
Mme DE KERMIC.
Tu les mèneras par le bois jusqu'à la petite porte du parc. Arrivé là, tu tireras deux coups de fusil, cela m'avertira que vous entrez dans le parc; alors, je me rendrai dans ce salon où tu les conduiras par cette porte, de manière à ce qu'ils arrivent sans être vus de personne 1 Tu m'as bien compris î
VALÉRIEN
Oui, madame.
Mme DE KERMIC.
Je vais monter un moment chez moi. Il faut que Diane m'entende dans ma chambre, si je veux qu'elle demeure sans crainte dans la sienne... hâtez-vous !
VALÉRIEN
J'y vais.
Mme de Kermic sort.
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