M. DE ( MIS III
Ma Gilet... Oh! malheur à moi!... je l'ai tuée!
Aidé de Martial , il la place sur un fauteuil. MARTIAL.
Ma sœur !...
Il lui fait respirer des sels.
M. de en i vit t, se mettant à genoux devant Diane.
Ma fille ! Diane!... entends-moi!... c'est ton
père !... Je sais tout ; je sais que tu es innocente , je te pardonne... Elle ne m'entend pas... {Avec desespoir.) Elle est morte!
MARTIAL
Non, elle respire encore!... sa main presse la ib/enne... Diane!... Diane!
M. DE CHIVRI.
Ma fille!... mon enfant!...
MARTIAL
Ah! la voilà qui reprend ses sens... Ne lui faites pas entendre votre voix... son effroi... sa terreur pourraient l'accabler.
M. de cuivri, bas.
Oui, je me tairai... je me tairai.
DIANE , revenant à elle.
Oh !... qui m'a parlé?... (Son père lui prend la main. ) Qui est là ?... [Elle prend son père, et le palpe en parcourant son visage des mains. ) Mon père !...
M. DE CHIVRI.
Oui, moi, qui te pardonne... qui te demande de vivre... qui n'ai plus que deux enfans!... et qui pleurerai avec vous ceux qui ne sont plus!... et qui les vengerai maintenant.
DIA>E
Mon père!
M. DE CHIVRI.
Car je sais tout... ce n'est pas seulement le crime d'un lâche... (Il se lève.) Oh! Léonard Asthon!... Une pauvre tille aveugle, sans défense... et ce n'est pas même une séduction, c'est une violence...
DIANE
Mon Dieu! vous ne voudrez donc jamais que je meure!...
UN domestique , paraissant en dehors de la pont du fond.
Un étranger désire voir monsieur de Chivri.
M. DE CHIVRI.
Le procureur du roi, sans doute... II craint que son nom ne dise qu'il y a un crime ici... on le saura bientôt... Martial, emmenez votre sœur... vous reviendrez.
DIANE
Oh! mon père, qu'allez-vous faire?
DIANE DE CHIVRI.
M. DE CHIVUl.
N'oubliez pas que vous devez venger vos frères, et que c'est vous qui devez accuser le coupable. diane.
Je publierai donc ma honte !
M. DE CHIVRI.
Souvenez- vous qu'ils se sont sacrifiés pour vous.
DIANE
Et je me sacrifierai pour eux... je dirai la vérité.
Elle sort appuyée sur le bras Je Martial. M. DE CHIVRI.
Et ce sera la sentence du coupable... (Il reconduit ses en fans jusqu'au fond, et dit au domestique, quand ils sont partis : ) Faites entrer.
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