SCÈNE XIII
GEORGE, JEïNNY, PATRICE, SARAH, TOM.
GEORGE, à Jenny , très pâle.
C'est vous, Jenny ! je vous revois '.
Parlez! quelle est sa destinée?
( Jenny se tait.) O ciel ! est-elle condamnée ?
JENNY, tremblante.
Non , pas encore : on est aux voix.
Mais les juges avaient un air sombre et sévère Qui m'a Tait trembler et sortir.
GEORGE , près de la porte.
Ecoulons ! quel silence !
JENNY
lielas ! on délibère.
SARAH , gaîment à Jenny.
C'est vous, Jenny? qu'avec plaisir Je vous rencontre !
PATRICE, retenant Saiab.
Du silence !
Elle est là , de sa sœur attendant la sentence.
SARAH, cherchant ses idées.
Sa sœur?... Eh ! mais, je crois, c'est Kffie!.. .en effet, Elle était ma rivale et son autre amoureuse. On veut donc me venger? c'est bien fa il ! c'est bien fait ! (.Pleurant.)
Elle me rend si malheureuse !
TOM, bitisquement.
Eh non ! ce n'est pas ça.
SARAH
< oinment ?
PATRICE
On l'accuse d'avoir immolé son enfant ; Et bientôt un an ci sévère...
SARAH , vivement.
Quoi ! que dites-vous ? une mère !...
Cela n'est pas ! oh ! non , vraiment ! ( Souriant. )
On aime tant un bel enfant Qui nous sourit et nous console !
PATRICE , haussant les épaules.
Qu'en savez-vous?
TOM, riant de Patrice.
Est-il bon celui-là De causer avec une folle!
SARAH
Ah ! je suis folle ! je suis folle ! Fort b:en ! c'est ce que l'on verra.
( Chantant. )
Tra, la, la, la, la, la, la.
(Elle va s'asseoir dans un coin du théâtre à gauche et arrange son manteau sur ses genoux comme pour rouvrir et bercer un enfant. Autre appel de trompettes. )
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