‹ Magasin théâtralChapitre 1233 sur 1377 · RÉCITATIF · texte numérisé non relu

RÉCITATIF

Ah! quel moment pour moi!... le sort dans sa colère Me ramenant ici, redouble mes malheurs!

Mes regards attendris...

(Il aperçoit le portrait.) Le portrait de mon père !

Je ne me soutiens plus et sens couler mes pleurs. (Il tombe un instant sur un siège.)

CHANT

En ces lieux mon jeune âge S'écoula comme un jour !

Doux plaisirs dont l'image Doit me fuir sans retour !

Oh ! regret inutile!

Je \ieus donc , juste ciel !

Mendier un asile Sous le toit paternel!

( Agité et écoutant si l'on vient.) Mais Clara ne sait pas Que mon amour fidèle Ramène ici mes pas Et que je suis près d'elle.

Comment la prévenir?

D'étonnement saisie Elle peut me trahir!...

Et c'est fait de ma vie !!!

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THÉRÈ

i \ ivement.)

Non, min, retrouvons du courage ; Je veux l'enlever de ces lieux :

Allons sur un lointain rivage Offrant un refuge à tous deux.

O ma patrie !

Oui , je t'oublie , Et pour la vie Je pars, hélas !

Le sort l'ordonne , Tout m'abandonne , Mais je pardonne Aux cœurs ingrats !

(F.ii pleurant et regardant autour de lui.) Pour jamais!... pour jamais !...

Ah ! ce mot désespère !...

Oh! douleur!... oh! mon pire!...

Pour jamais!... quels regrets !...

(Vivement.)

Oui , ma patrie , Oui , je t'oublie, Et pour la vie Je pars, hélas !

Le sort l'ordonne , Tout m'abandonne, Mais je pardonne Aux cœurs ingrats !

esasoseoosoosogoooooiooooseiù6aoeoooos80ooi6S66Si609issss9

HENRI ; CLARA, entrant par la porte du côté droit.

CLARA

Pardon, monsieur, si pour vous recevoir...

HE M'.t , vivement.

Clara!...

CLARA

Oh! ciel!...

HENRI

Silence !...

CLARA , tombant dans ses bras.

Henri!... je meurs de joie!

HENRI

Oui , c'est moi !... ton ami !

CLARA

Est-ce un songe, oh ! mon Dieu!

HENRI

Je viens pour te chercher et t'emroener avec moi !

CLARA

Est-il possible? oh ! oui, je ne te quitte plus!... et quel que soit notre avenir...

HENRI

A la grâce de Dieu ! J'ai suivi le roi en France, en Hollande, tant que j'ai cru pouvoir le servir ; mais la détresse de quelques amis qui lui restent augmente encore son. propre malheur. J'ai rougi de lui imposer ma misère : j'ai pris un nom français; un patron hollandais, qui trafique en ce pays, m'a transporté jusqu'à la côte; pour descendre à terre, j'ai profité de la nuit: j'ai couru au couvent, et n'y ai plus trouvé que des ruines habitées par une vieille sœur

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