SCENE IV
Les Mêmes, CLINTON, FORSTER, État- M uo».
CLINTON
Oui, Messieurs, vous lavez vu vous-mêmes, d'après les dispositions de l'ennemi, une bataille va s'engager à l'instant, et celle-ci sera décisive. (Plusieurs OITiciers sortent de divers côtés. A pari., Que le major André tarde à revenir! lui, qui connaît les plans de l'ennemi , nous assurait la victoire. 'Apercevant Sainl-Vallier., Que voisje.'., le comte de Saint-Vallier ici?.. Et la mission que je vous avais confiée ?
SAINT-V ALLIER
Je l'ai accomplie, Général... Je viens vous en rendre compte.
CLINTON
Mais c'était le major André que j'attendais à votre place.
SAINT-VALLIER
Le major. André a été condamné sous mes yeux , et fusillé comme espion.
CLINTON
Mort ! '
SAINT-VALLIER
Les États-Unis et la France ne font grâce ni aux espions, ni aux traîtres... Mais dans ces deux pays, du moins, on fait tenir la parole donnée... et je suis venu remplir la mienne, Général , en vous apportant ma vie en échange de celle du major André.
fors tek , à part.
Brave Français !
CLARA
Oh! Général!., grâce!., grâce pour mon époux!.. Devant une action si noble, les lois de la guerre doivent être effacées!..
CLINTON
Madame... (A Saint-Vallier.) Colonel, je gémis moi même sur la rigueur de ma mission , mais vous êtes soldat comme moi , et vous savez qu'on ne peut transiger avec les lois de la guerre.
SAINT-VALLIB*.
Général , j'attends.