SCENE XII
Les Mêmes, LE COMMANDEUR.
LE commandeur, arrivant sur la pointe des pieds, bas à Marion.
La voiture est toujours en bas
marion, bas.
Chai !
LE commandeur, étonné, voyant le marquis baiser la main de sa feiiuuc.
Eh bien! qu'est-ce qu'il fait donc?... Mm- de Failly...
MARION
C'est sa femme.
LE COMMANDEUR
Léonard?
marion, cherchant à surmonter son dépit. Le marquis de Senneterre.
LE COMMANDEUR
Ah bien!
marion, regardant Cinq-Mars.
Et moi, je me marie.
Allons donc!... avec le marquis?
MARION
Eh! non!... avec Cinq-Mars.
LE COMMANDEUR
Ah! bien! bien! (A part.) Me .voilà redescendu
de vingt crans!... Je commence à noire qne je n'arriverai pas. ( Bas à Marion en lui montrant Senneterre. ) Mais dites donc, Marion... c'est un échec!
marion, haussant les épaules.
Eh bien! est-ce que vous n'avez jamais été battu ? (À part, en regardant Senneterre.) Le seul peutêtre que j'aie aimé sérieusement... Par exemple, si l'on m'y reprend... Tenez, Cinq-Mars... voici ma main.
cinq-mars, la lui baisant
J'étais sûr qu'elle ne m'échapperait pas!
le commandeur, à Henriette, d'un air galant.
Madame de Senneterre nous permettra au moins de lui faire notre cour...
cinq-mars, de même
De l'entourer d'hommages. .
Henriette, souriant.
Oh ! non, messieurs, c'est inutile; je n'ai curecours à la coquetterie qu'un seul jour; j'espère que je n'en aurai plus besoin.
FIN
PARIS. IMPh^MEftlK DE Ve IIONDEY-DUPRÉ, RUK SAINT-LOUIS, 46, AU MARAIS.