ACTE II, SCÈNE VII
DE GU1RERT.
Toi, jo ne dis pas... lu seras comme moi... tn auras peur !.. niais ma femme.., tu ne la connais
pas... I1EBM1N1B.
Et moi , Monsieur , je vous déclare que vous avez excite" et redoublé ma curiosité à u\\ tel point, que je veux... j'exige que vous parliez à l'instant même, ou je nie brouille avec vous, je ne vous revois de ma vie...
DE GUIBEUT, à voix basse.
Eh bien! donc... et puisque vous me promettez tous deux le secret... je vous dirai tout ce que je peux vous dire... apprenez que l'année dernière... dans une maison... (Se reprenant.) Dans un château... où j'ai rencontré Cécile pour la première lois... j'ai vu, le matin au point du du jour, un beau jeune homme sortir de son appartement...
HERMINIE
Vous l'avez vu...
DE GUIBERT
De mes propres yeux vu... et il ne peut, ;'i cet égard, me rester aucun doute... car ie mystérieux inconnu que je connais très bien me l'a avoué, lui-même, en me faisant jurer le silence le plus profond.
HEBMINIE.
A merveille... et cet inconnu, quel est-il?
DE GUIjjîERT.
Voilà, par exemple, ce que je ne vous dirai pas... je lui ai promis le secret , et je n'irai pas à plaisir me compromettre... en vous révélant un nom tput-à-fait inutile au piquant de l'anecdote. llEtWIIME.
Vous avez raison! d'autant que j'ai deviné... je sais qui!..
de guibert.
Silence alors et n'allez pas me compromettre.
herminie.
C'est mon frère.
DE GUI15EUT
3Son pas!
HERMINIE
J'en suis sûre... ù votre eiîVoi d'abord, et à votre inquiétude... et puis l'adoration que Iîa\mond a pour sa pupille, les louanges dont il Tuecable... le crédit -qu'il lui accordeànos dépens...
(A Guibert qui veut parler.) Vous avez beau VOUS fâcher, c'est lui... Monsieur, c'est lui !..
C0QUENET
11 est de fait que je l'ai trouvé ici, tout à l'heure, qui l'embrassait !
HERMINIE , avec joie.
Vous l'entendez!., je n'en dirai rien... mais j'en suis enchantée.
DE GUIBERT
Ce n'est pas vrai!..
HERMIN1E.
Ah ! Monsieur mon frère , vous qui me faites toujours de la morale.