acte
Saint- André est intervenu dans l'affaire, et que1 quelqu'un ;i été blessé... très légèrement, il est vrai!.. N'importe... l'éclat est toujours lemème... et après nu tel événement, malgré ions mes efforts pour vous défendre... et même pour vous croire... CÉCILE.
Quoi ! Madame...
M"" DESAVENAY.
Tenez, Cécile, ne faisons pas de phrases et parlons franchement. 11 y a encore un moyen de vous sauver, et notre parenté... quoique éloignée... l'intérêt que je vous porte, les calomnies même dont, j'ai été l'objet et qu'il est urgent de dissiper... tout me faisait un devoir de tenter un dernier effort en votre faveur.
CÉCILE , avec impatience.
Permettez-moi, seulement...
M'ue DESAVENAY.
Écoutez-moi, d'abord, vous me répondre/, après... ou plutôt il n'y a rien à répondre. M. le Marquis de Sommeryille, le pair de France, l'oncle du Vicomte de Saint-André , arrivait aujourd'hui à Dieppe pour sa santé... et vous jugez de son indignation en apprenant la conduite de son neveu... car le Marquis est religieux el moral!.. Je l'ai beaucoup connu autrefois!., beaucoup... et entre gens de qualité, ou s'entend aisément, on parle la même langue. 11 a compris comme moi qu'un mariage était indispensable... il se charge d'y décider son neveu... son seul héritier...
CÉCILE, de même.
Mais, Madame...
M"1C DE SAVENAY
Il cherchait pour lui un riche parti... car le Vicomte est sans fortune... la vôtre est fort belle... la famille consent... moi aussi...
CÉCILE , ne se contenant plus.
Et moi, Madame... je refuse!
MmcDE SAVE>AV.
Après ce qui s'est passé !..
CÉCILE
Mais il ne s'est rien passé... et puisque vous daignez, dites-vous, me porter quelque intérêt... quelque amitié... je vous en demande une preuve... la plus grande de toutes... emmenezmoi, partons d'ici?
Mme DE SAVENAY.
Eh ! que ne dira-t-on pas?
CÉCILE
Tout ce qu'on voudra... pourvu que je parle... que je m'éloigne...
MMC DE SAVENAY.
Il y a dans cette résolution subite quelque nouveau mystère.
CÉCILE
Aucun , Madame.
Mme DE SAVENAY.
Si , Mademoiselle... et comme je ne veux pas, encore à mon insu , jouer un rôle indigne de moi... j'entends que vous n'ayez plus ni secrets ni restrictions. Il me semble d'ailleurs, qu'après tout ce que j'ai fait pour vous... j'ai quelques droits à votre confiance... parlez, et je consens à vos demandes... je vous emmené à l'instant même.
CÉCILE, avec impatience et douleur.
Mais que voulez- vous que je vous dise?,, je n'ai rien à \ous avouer,