‹ Magasin théâtralChapitre 376 sur 1377 · CHARLES DE SAVOISY · texte numérisé non relu

CHARLES DE SAVOISY

C'est autre chose alors : comme mon indulgence Ne confond poiilt un meurtre avec une vengeance. Ce fer sans se souiller va rentrer au fourreau, Et je ne prendrai pas la dîme du bourreau. Nous n'avions cependant pas cru que notre affaire, En arrivant ici, serait justice à faire... [lieu.

C'est bien : nous sommes comte et seigneur de haut Et nous nous la ferons nous-même de par Dieu!.. Emportez ce cadavre, enfans, et qu'il obtienne En terre consacrée une tombe chrétienne... Adieu, mon serviteur ou plutôt mon ami, Du sommeil de la mort avant l'heure endormi... Nous étions nés tous deux dans une même année, Et j'espérais que Dieu, dans la même journée, En face'de l'Anglais, au plus fort du combat, Nous frapperait tous deux de la mort du soldat... Il nous aurait bien dû cette dernière fête... Il en juge autrement : sa volonté soit faite I

Il s'essuie les yeux.

Page, prends un cheval à grand' hâte, et rends-toi A Bourges, où tient sa cour notre seigneur le roi, Dis que j'irai demain lui porter mon hommage, Et que je lui rendrai compte de mon message.

A deux archers.

Vous, gardez l'assassin.

Au chapelain , sans faire attention a Bérengère qui lui tend les bras .

Vous, mon père, venez.

Il sort.

Pas un mot!...

A \<iqoilb.

Tous les deux nous sommes condamnés 1

FIN DU PREMIER ACTE

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