‹ Magasin théâtralChapitre 433 sur 1377 · LE GRAND JUGE · texte numérisé non relu

LE GRAND JUGE

Non, vous êtes instruit : n'en faites plus mystère : Nous sommes tous discrets.

POLICASTRO

Messieurs, je dois me taire.

LE MARQUIS

Le comte est arrêté.

LE BARON

C'est presque un coup d'État.

Mais puisqu'il conspirait.

POLICASTRO

Lui!

LE BARON

C'est son attentat Qu'on jugeait au conseil.

Erreur !

LE BARON

Dans la séance, Son oncle en l'apprenant a perdu connaissance.

LE MARQUIS

Vraiment ?

LE BARON

Et dans ses bras le comte s'est jeté ; Tout le conseil pleurait!

POLICASTRO

Mais...

LE BARON

Mon autorité

Est un homme influent; et les détails qu'il donne, 11 les lient d'un ami , qui voit une personne Oui savait par quelqu'un... C'est clair comme le jour! POLICASTRO , à part.

Fiez- vous maintenant aux nouvelles de cour !

(Haut.)

Sa faute , croyez-moi , n'a rien de politique. Je suis chargé par lui de cette humble supplique Auprès de Son Altesse ; et tout peut s'arranger.

LE MABOUIS, à voix basse.

Mais le gouvernement , on dit qu'il va changer. POLICASTRO.

Nous l'ignorons, messieurs.

LE MARQUIS

Moi , je crains.

LE BARON

Moi , j'espère :

J'attends toujours du bien d'un nouveau ministère.

( A Policastro. )

On prétend qu'aux emplois vous êtes appelé?

POLICASTRO, qui se défend à demi.

Pourquoi ?

LE MARQUIS

Que le sénat sera renouvelé ?

POLICASTRO

C'est faux.

Page 1