‹ Magasin théâtralChapitre 508 sur 1377 · PAOLO, THÉCLA · texte numérisé non relu

PAOLO, THÉCLA

PAOLO

Mon retour ne me l'a pas rendue.

UNE FAMILLE AL TEMPS DE LlJTIIKH.

Perdue en cette vie, et pour jamais perdue, Celle qui nous disait : Enfants, restez unis; Croyez <:<• que je crois, et vous scie/, bénis.

THÉCLA

Vain souvenir «l'un temps où je tus idolâtre !

PAOLO

Fidèle.

Nuil d'erreur !

I'AOLO.

Joui pur!

THÉCLA

J'étais marâtre.

PAOLO

Vous étiez mère.

THÉCLA

Alors, les égarant tous deux, Je perdais mes enfants.

PAOLO

Vous les sauviez.

THÉCLA

L'un d'eux Va se rouvrir le eiel.

PAOLO

L'un n'ira pas sans l'autre.

THÉCLA

Quittez donc votre culte.

PAOLO

Abandonnez le vôtre.

Il est fatal.

PAOLO

Plus bas !

THÉCLA

Sacrilège.

PAOLO

Plus bas !

Mon père vous entend.

THÉCLA

Et ne vous voit-il pas?

PAOLO

Il m'approuve du moins.

THÉCLA

Est-ce de faire outrage A tous les droits sacrés qu'avec lui je partage?

PAOLO

L'Eternel qui m'envoie, et Rome d'où je viens, Font céiler au devoir les terrestres liens.

THÉCLA

Retournez donc à Rome, où l'esprit d'imposture Triomphe et foule aux pieds les lois de la nature.

PAOLO

J'irai, mais non pas seul.

THÉCLA

Lui, vous suivre?

Priez , Priez pour qu'il me suive.

THÉCLA

Ah ! plutôt à mes pieds, Que le courroux du ciel !...

l'\OLO.

Arrêtez ! vu u funeste, Que vous ne formez pas, que votre inin déteste,

11 appelle la mort; il tue... Ah! gardez-vous De tenter par ce von le céleste court oux.

THÉCLA

INe l'as-tu pas , toi-même, arraché de ma bouche? Va donc ; fuis, porte ailleurs ta piété farouche. Rome te tend les bras ; fuis les miens; fuis ces lieux ; Mère, frère , pays, fuis tout: dans ses adieux, Celle qu'un fils ingrat traite ici d'étrangère N'a plus de fils en lui, puisqu'il n'a plus de mère.

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