‹ Magasin théâtralChapitre 586 sur 1377 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

CL PiR.A,ienant de la porte latérale de gauche.

Quel est ce bruit? Personne!.....

Ils sont tous partis, ils sont allés... moi, je n'y vais jamais, et j'y pense chaque jour, chaque heure, chaque instant... Je ne puis me distraire du souvenir de ce malheureux ( Elle prend la Gazette des Tribunaux. ) Ce journal , sur lequel , il y a six mois , je ne jetais jamais les yeux, je l'attends maintenant tous les matinsavecune impatience.

je le lis à l'insu de tout le monde; J'y cherche une espérance... non, tout l'accuse, il est coupable, il est coupable !... mais je ne puis croire qu'il eût prémédité le meurtre... surpris, attaqué par le mari, il se sera défendu, il aura eu le malheur... et cette femme cependant, il l'aimait et en même tems... Aimer deux femmes, c'est affreux I et pourtant cela se voit , ce n'est pas rare... ah! il l'aura aimée peut-

être par dépit, pour se dédommager de

mon indifférence, <l«' mon nnpii- , ci c'est moi (|iu sciais cause île < e qui lui ai rive. Oh ! ma tete se |>< ici... et le colonel va ve nir, et il faut que j'aille au concert, il (au que je sois {{aie !.. ' / >' ■■; mti^jurs fiti\scnt nu font} cvlrrieurt-nicni ., Il « .it dix heures, voila déjà les masques qui arrive*»,*..;, dans deux heures h- bal... ufl bal, un concert!., il faut être aimable , le inonde h- veut ainsi. 11 faut mentir; il faut avoir un visage riant, quand un a l.i mort dans l'aine... mais je ne peux pas, je ne peux pas ! . .

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