SCENE PREMIERE
LA MARÉCHALE, assise devant une table chargée de papiers. Elle ouvre une lettre.
Quillebceuf ! vingt, avril'. ... les travaux des remparts Avancent lentement... Pourtant, de toutes parts
Il nous faut préparer à la guerre des princes, Car nous perdrons Paris s'ils gagnent les provinces.
Elle Ht mie missive du parlement.
Hier, vingt -trois avril, un homme ayant maudit Bien outrageusement mon nom, on le pendit.
* D'après des vers du temps , je suis autorisé à croire qu'on prononçait alors en français Galigai; mais j'ai prèTérf COnServer le nom italien Galigai.
MAGASIN TIIKATKAL.
Au gibet du l'ont Neuf, .. La mort pour une insulte! Ah! dans de pareilg cas, je veux qu'on me consulte
Elle prend une aul re lettre.
Bonne nouvelle! Enfin les six mille Liégeois Irn's a mes deniers, vont entrer dans l'Artois. On a dépeint au roi mon mari comme un traître : Ce service éclatant le fera mieux connaître.
I ne .mi re lell iv. On demande à grands cris la mise en liberté Du prince de Condé par mon ordre arrêté ; Et messieurs de Nevers, du Maine et île Vendôme l'ont servir ce prétexte à troubler le royaume! Non; nous sauronsgardernotre otage, et bientôt A la force opposer la force, s'il le faut
Elle i amasse une lettre à i> > i .
Cette lettre! Un ami me mande que l'on trame Un complot contre moi... Je ne suis qu'une femme. Mais par de feints avis si l'on croit m'effrayer, On se trompe d'autant ; Luynes peut l'essayer. Elle remet u>ns les papiers dans nu portefeuille de cuii
doré.
Quelqu'un!
I n page rtilrp.
En mon hôtel, rendez ce portefeuille.
De ma part, à monsieur le maréchal: qu'il veuille L'examiner, avant que d'aller chez le roi.