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MURAT, UN OFFICIER, UN SOLDAT, UN DOMESTIQUE

UN OFFICIER, à la tête d'une colonne. Halte !

MURAT. Julien , aie soin de mon cheval et amène -m'en un autre. Lave la blessure qu'il a reçue au cou avec de l'eau-de-vie et du sel , — et tu m'apporteras un sabre çlus lourd que celui-ci. — Ces Russes, il feut les fendre jusqu'à la ceinture pour qu'ils tombent.

deuxième soldat. Il est bien heureux le les joindre ces gredins-là ! Voilà quatre cents lieues qu'ils nous font faire , et on n'a encore eu le plaisir de leur dire deux mots qu'à Vitepsk et à Smolensk.

MURAT. Je crois qu'ils nous attendent ici , mes braves. Bagration , Barclay et Kutusoff sont réunis et nous aurons de la besogne demain , ou je ne m'y connais pas. (Jetant un de ses gants.) Ici la tente de l'empereur : là la mienne. Vous, partout autour de nous ; couchez- vous près de vos armes , et ne dormez que d'un œil.

LE domestique. Voilà le sabre que votre Majesté a demandé ; son cheval l'attend.

MURAT. Bien. Messieurs , venez avec moi éclairer les flancs.

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