‹ Magasin théâtralChapitre 853 sur 1377 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

VABGAS , seul d^abord ; puis ISEULT.

VARGAS

N'est-ce pas le nom de Vargas qu'ils pro nonçaient ainsi au milieu des outrages et des imprécations? Ah! que ma fdle ne les entende pas ; qu'elle ne connaisse jamais son père sous ce titre odieux; qu'ici du moins et pour elle je ne sois que l'obscur bourgeois de Flandre, Albernot van Stad. ( Il va pour rentrer.) La voici. — Heureusement ils sont déjà loin.

ISEULT, arrivant de l'hôtel et venant à Vargas.

Vous m'attendiez , mon père!

VARGAS

Comme vous voilà belle, Iseult !

ISEULT

Pour paraître avec vous au bal de ma tante.

VARGAS

Je ne pourrai.

ISEULT , lui prenant le bras.

Et pourquoi ne pourriez- vous pas vous montrer à cette fête? vous me l'aviez fait espérer pourtant. Vous jouer ainsi de moi, c'est mal ! depuis deux mois que vous êtes de retour d'Espagne , nous vous voyons si peu , et souvent déguisé. Et tenez, ce soir encore, moi votre fille, j'ai peine à vous reconnaître. — Savez-vous que cela commence à me sembler étrange? Avec cela que la Baronne prend avec moi des airs mystérieux! — Serait-ce pour vous qu'elle fait seller un cheval?

VARGAS, avec un sourire.

Toujours curieuse, mademoiselle.

Page 1