‹ Magasin théâtralChapitre 987 sur 1377 · SCION E V · texte numérisé non relu

SCION E V

FABIUS, La MARQUISE.

LA HABQTJI8B.

Vous l'avez entendu... il a des armes, et il vous attend.

FABIUS

Mais, ma mère, c'est mon frère, cet homme.

LA HABQUISE.

C'est le fils de ce lâche assassin qui m'a déshonorée, moi...

FABIUS

Mais le coupable... c'est mon père...

LA MARQUISE

J'espérais que vous l'aviez oublie.

FABIUS

Oh ! pardonnez-moi de m'en souvenir.

la marquise.

Ah! oui, maintenant vous voua en .souvenez... mais tout-à-l'heure, quand l'insulte s'adressait a vous; quand cet homme vous appelait un lâche et vous souffletait de ses outrages... vous avez oublié qu'il était votre fl ère, et vous avez jeté sur lui et sur son père l'exécration et le mépris qu'ils méritent. Mais lorsque c'est moi qu'il fallait défendre... la mémoire vous est revenue...

FABIUS

Ma mère!... ma mère!...

LA marquise, avec fierté cl colère. Ne me donnez pas ce nom , monsieur , je vous défends de me le donner.

FABIUS

Ma mère!...

LA marquise, s animant.

Et pour que vous l'oubliez aussi , je ferai comme ils ont fait, et je vous dirai que celui qui hésite entre la pauvreté et la richesse, entre deux femmes abandonnées et deux hommes puissans, entre les victimes et le bourreau , je vous dirai que celui-là est un lâche.

FABIUS

Ma mère!...

LA MARQUISE

Un lâche, entendez-vous ?

FABIUS, avec désespoir.

O mon Dieu! je voudrais devenir fou...

la marquise, avec dédain.

Oh! il faut plus sourïrir que vous n'avez fait pour perdre la raison...

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