Gomposilion de la poudre à feu rouge
1* Nitrate de strontiane pulvérisé et
desséché avec soin 20 parties.
I 2o 2* Résine de benjoin 4 »
3* Fleur de soufre desséchée. . 1 •
?84 MAGlfi ET PUYSIQUE AMUSANTE.
comme je l'ai indiqué dans mon volume des Secrets de la prestidigitation, page 403. Les tourterelles s'accrochent également de manière à se trouver au-dessus des casseroles.
Toutes ces disposilions prises et étant ainsi équipé, on prend le carton et on entre en scène. Puis, après que le carton a été déposé sur les tréteaux, on procède à Tex- Iraction des objets en s'appuyant sur le boniment que j'ai indiqué plus haut.
Première ouverture : l'image de la petite dame et des chapeaux.
Deuxième ouverture : l'image des oiseaux.
En élevant verticalement cette image audessus du carton comme pour la sortir avec la main gauche, le corps se trouve masqué un instant et on en profite pour décrocher vivement le paquet de tourterelles et le mettre dans le carton*
Troisième ouverture l'image de la batterie de cuisine servant également à masquer le corps pour déposer dans le carton le pa • quel de casseroles. Une fois déposées, on les met à côté Tune de l'autre. Le double fond aux haricots est mis sur le n* 2. Avant de sortir le n*" 1 , on frotte l'allumelle et on enflamme la poudre, ce qui laisce croire que la casserole est remplie de feu.
Quatrième ouverlure : on relève la cage et on la sort du carton, qui, après cela, reste ouvert, étant retenu par son compas.
Ici commence une scène qui doi t faciliter l'introduction de l'enfant dans le carton sans qu'il soit vu du public : on s'avance vivement jusqu'auprès des spectateurs pour leur montrer la cage, et, mettant la main dedans, on feint de vouloir leur di^^tribuer les serins ea criant :
— Quelles sont les personnes qui en veulent?
Les speclaleurs, croyant rexpérience terminée et, d'autre part, désireux d'avoir un de ces pelils oiseaux, reportent loule leur attention sur la cage.
Mais, pendant ce lemps, voici ce qui se passe sur la scène : le servant qui est près du carton à l'instant où on vient d'en sortir laçage, voyant, du reste, toute l'attention du public portée sur la cage, laisse échapper du carton le recouvrement en toile verte qui tombe jusqu'à terre et cache ainsi le vide entre le carton et le parquet. A ce signal, une personne, placée dans la coulisse, poussant le levier dont j ai parlé plus haut, lance en quelque sorte l'enfant à la hauteur de l'ouverture du carton et celui-ci s'v fourre aussitôt.
lE CAUTON FANTASTIQUE. 287
Celte inlroduction opérée, le servant relève tranquillement la toile comme pour réparer un accidenl inattendu. Ce mouvement élait fait sur ma scène avec une telle promptitude que, pour le spectateur qui, je suppose, n'eût pas quitté le carton des yeux, c'eût été simplement le fait d'une toile tombée par hasard et relevée aussitôt. J'ai souvent apprécié la durée de l'introduction de l'enfant qui ne durait pas plus de quatre secondes.
Je me suis étendu assez longuement sur ce (our, parce que c'était un de mes trucs de prédilection, et que je le regarde comme Tun des trucs les plus étonnants que Ton puisse présenter au public.
àv
u commandement du preslidigitaleur, un tambour placé sui* un tré- ' pied léger, bat diflérentes marches avec la précision et l'habblé d'un tambour maître ; à cette différence près que ce tambour magique résonne sans le secours de baguettes et sans aucune intervention apparente.
Cet exercice a lieu d'abord sur la scène ;
puis, pour éviter la supposition d'une illusion d'acoustique, le physicien accroche le lambour à deux coidons suspendus au plafond de la salle. L'instrument, tout en se balançant au-dessus de la tête des spectateurs, redouble de vigueur et d'entrain dans l'exécution de ses marches cl batteries.
Ce prestigieux exercice que l'on pourrai^ aisément faire passer pour une intervention mcdianimique, repose sur un principe d'une grande simplicité. Dans rinlérieur du tambour est un vibi^ateur de la Rive\ vulgairement appelé sonnerie électrique. Le marteau de celte sonnerie est disposé de manière à frapper sur la peau d'âne en guise de timbre.
On sait que, dans l'organisation d'une son-
i. On trouye dans les traités d'électricité dynamique, et noamment dans les ouvrages de M. le comte du Moncel, la description de ce genre de sonnerie.
nerie électrique, il existe, à certîu'ne distance de cet averlibseur, un bouton qu'il sufGl de presser pour animer Tappareil. Tant que le doigt reste sur le bouton les vibrations métaUiques se font entendre ; elles ne cessent que lorsque cesse la pression.
Ce bouton est placé dans la coulisse près d'un compère qui doit remplir le rôle de médium à distance. Des fils habilement dissimulés et des communications métalliques communiquent à l'intérieur du tambour, soit qu'on le place sur le trépied ou à l'extrémité des cordons.
Rien de plus simple avec cette disposition que d'exécuter toute batterie militaire, puisqu'on a à sa disposition des fia et des rrrrra de toute durée.
En effet (et Ton peut essayer cet exercice sur le bouton d'une sonnerie électrique), si
on appuie sur le bouton dans un temps très* court de la valeur d*une double croche, par exemple, le marleau ne frappe qu'un coup.
C'est le fia ou l'unique coup de baguette.
Quant aux différents rrrrra ou roulements^ ils s'obtiennent par des durées de pression comparables à des croches, des noires, des blanches, etc. C'est un instrument dont le compère joue avec plus ou moins de perfection.
Pour donner plus de brio à la batterie du tambour, on place à l'intérieur de celui-ci un second vibraleur et une seconde louche sous la main du compère. On peut alors d'une main faire un roulement continu»
tandis que de l'autre on exécute la marche. ^
Ce qui, dans l'art de la caisse roulaïUe, est j
un tour de force exécuté par les plus habiles*
. Pour rendre rexécûlion plus parfaite^ on peut, comme dans les serinettes, disposer un cylindre sur lequel des chevilles convenablement espacées envoient Téleclricité dans des temps voulus pour l'exécution des batteries.
Fin