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vité cellulaire que vont dériver toute une série de recherches tendant à démontrer que le magnésium possède des propriétés particulières spécifiques contre certaines manifestations du cancer.
En effet, en dehors de son action sur l’état général, on avait constaté que l’ingestion de magnésium pouvait guérir ou faire disparaître certaines lésions particulières : maladie de peau, épaississement cutané des gens âgés, verrues, papillomes, certaines lésions glandulaires chroniques des seins, Or l’évolution ultérieure de certaines de ces lésions vers la cancérisation, en indiquait dans certains cas la nature précanctreuse et l’action du magnésium sur ces lésions prenait une valeur considérablement accrue. Considérant le caractère nettement précancéreux des lésions favorablement influencées par le magnésium, considérant d’autre part que le cancer se développe uniquement sur des épithéliums altérés et qu’il n’existe pas de cancer sans lésion précancéreuse, nous concevons que le magnésium ait une influence heureuse bien qu’indirecte sur le cancer.
‘Ilimporte, en effet, de ne pas attribuer au magnésium un rôle qu'il n’a pas ; définir son rôle en le imitant, n’est pas lui enlever sa valeur, c’est au contraire la renforcer en en
permettant une application judicieuse. La carence d’un organisme en magnésium n’est pas une cause directe de cancer et l'administration de magnésium n’a pas la prétention de guérir le cancer, mais il n’en reste pas moins vrai qu’un organisme saturé de magnésium sera un terrain défavorable à l’évolution d’un canceret que, dans ce cas, le magnésium exercera une véritable action d’obstacle à la cancérisation, « La question du cancer, dit Delbet, au point de vue social n’est pas d’ordre thérapeutique, mais d’ordre prophylactique » il faut empêcher le cancer de naître et à ce pont
Là Re
de vue le magnésium occupe une place de tout. premier plan et permet beaucoup d’espoirs.
En 1918, Dubard (1!) constate, dans certains cas, l’action favorable de la magnésie sur l’évolution des tumeurs malignes épithéhales.
En 1923, Reding et Dustin (2), de Bruxelles, observent l'influence heureuse des injections intra-musculaires de sulfate de magnésium sur les récidives et les métastases carcinomateuses.
L’expérimentation vient apporter de nouvelles preuves de l'influence du magnésium sur le cancer. Opérant sur des rats inoculés de cancers et de sarcomes expérimentaux le professeur Delbet a observé que, chez ceux qui étaient soumis à un régime riche en magnésium, le développement de la tumeur était très lent et ne donnait plus de récidives | après opération.
D’autre part, ces néoplasmes habituellement faciles à obtenir chez des générations successives par réinoculation d’une greffe d’un rat à un autre quand les animaux ne recevaient aucun traitement, devenaient toujours très dufficiles à réinoculer aux animaux saturés de magnésium et ne se développaient plus après un ou deux passages.
Delbet, avec Godard et Palios, essaie chez des souris de produire des cancers expérimentaux par inclusion de gravier dans la vésicule biliaire, d’après le procédé de Kazama ; il constate le développement d’un cancer chez les souris témoins, tandis que chez les souris soumises au régime magnésié, non seulement il ne se développe pas de cancer, mais les lésions inflammatoires sont très discrètes.
Enfin, une autre preuve va venir confirmer l’assertion de
(1) Dusarp. — Magnésie et cancer. Bull. Acad. Médecine, 1918, p. 295. È !
(2) R. Renie et A. P. Dusrix. — Influence des injections intramusculaires de sulf, de magnésium sur les récidives et les métastases caréinomateuses C. R. Soc. Biol., 1923, p. 301.
RARE Le VAN
l’action anti-cancéreuse du magnésium ; c’est la preuve géologique. Après des travaux minutieux et considérables, L. Robinet dressait une double série de cartes géographiques destinées à étudier le rapport qu’il existe entre la mortalité par cancer et la richesse en magnésie du sol. Dans la série cancer il a établi deux grands groupes ; d’une part moins de 3,5 décès sur 10.000 habitants, c’est-à-dire mortalité faible, d’autre part, plus de 8,5 décès c’est-à-dire, mortalité forte ; les deux groupes sont désignés sur la carte par des couleurs différentes ; le coeflicient de mortalité moyenne compris entre 3,5 et 8,5 décès sur 10.000 habitants étant indiqué par la couleur blanche.
2 Les cartes de la série magnésie sont établies sur le même principe et indiquent par toute la France les terrains qui contiennent peu ou beaucoup de sels de magnésium.
.. Les chiffres de mortalité ont été établis à l’aide des statis-
tiques publiées les années 1919,1920,1921, par le ministère de l’Intérieur dans l'Annuaire Sanitaire de la France. M. Robinet a eu le soin de ne tenir compte que des chiffres concernant les agglomérations de moins de 5.000 habitants, éloignant systématiquement les chiffres se rapportant aux villes ou aux agglomérations plus importantes. En effet, dans les villes, l'alimentation de la population est une alimentation importée et non établie avec des produits locaux ; au contraire dans les communes rurales les produits con-