ST ME
instance de convulsions éclamptiques, traitées par le sulfate de magnésie voient rarement se déclancher les crises convulsives ; Lazard, Irwin et Vruwink n’ont observé dans ces conditions, l’apparition de convulsions que dans 6 cas sur 45.
20 Erar ÉcLamprique. — La plupart des auteurs ont observé une cédation nette des crises convulsives. Souvent le sulfate de magnésium a été associé à d’autres calmants ; dans les cas publiés par Lee Dorsett, le sulfate de magnésium en injections intramusculaires a été la seule thérapeutique employée.
Cet auteur enregistre 36 guérisons sur 38 cas publiés, les crises convulsives ayant cessé complètement dès la première injection dans 10 de ces cas.
On note d’autre part une augmentation de la diurèse avec diminution des œdèmes. Certains auteurs attribuent à l’action propre du magnésium la chute de la tension artérielle qu’ils ont enregistrée (1). Enfin, la fibre musculaire utérine n’est pas affectée dans sa contractilité par le magnésium et le travail continue comme auparavant.
MorTALITÉ. — La mortalité maternelle semble nettement diminuée. Sur un ensemble de 151 cas que représente l’ensemble des statistiques de Lazard, Irwin et Vruwink, de Acton et Lincoln, de Moraëès et Dorsett, de Natale et des observations de Einar,
{1} Dorsett estime que cette baisse de la tension n’est que secondaire à l’amélioration de l’état général.
ue
Guggisberg, Kaas, Rissmann et Dexeus Font, nous trouvons 26 morts, soit environ 13 %. Une statistique plus récente de Schwarz et Dorsett donne 13 morts sur 186 cas, soit 7 %.
La mortalité infantile est plus élevée mais reste cependant au-dessous des chiffres obtenus par d’autres méthodes conservatrices. Dorsett dans ses 38 cas relève 9 morts fœtales et Natale en relève 5 sur ses 26 observations soit 23 % dans le 17 cas et 19 % dans le second. Encore, faut-il noter que sur ces 14 enfants morts, 8 étaient macérés et étaient donc morts avant la mise en œuvre du traitement.
‘En résumé, les résultats sont bons pour l’enfant, surtout si le traitement a été précoce, ils le sont toujours pour la mère. |
Posococre. — Différentes voies ont été employées pour l’administration du médicament. La voie intrarachidienne (Einar, Alton et Lincoln, Guggisberg), la voie intra-veineuse (Lazard et ses collaborateurs ; Mac Neiïle et Vruwink, Arnaldo de Moraes, Dexeus Font), la voie sous-cutanée (Kaas), la voie intramusculaire (Dorsett).
Le taux de la solution varie suivant les auteurs de 10 % à 25 %,. Les injections peuvent être répétées et la dose totale peut être élevée (1). Il semble que la voie intra-musculaire soit la voie de choix, sauf cas d'urgence où on lui préférera la voie intra-veineuse
(1) Dorsett a pu injecter jusqu’à 100 em d’une solution à 25 % en 12 heures, soit 25 grammes de sulfate de magnésium, sans accidents.
Re Se
(Natale) ; la dose à injecter étant de 15 à 20 cc d’une solution à 25 % ; l'injection pouvant être répétée plusieurs fois dans les 24 heures et dans les jours suivants.
IT. — Action de l’eau de Châtel-Guyon (chlorure de mg) dans le domaine obstétrical
M. Mazeran nous a communiqué les résultats qu'il avait obtenu avec l’eau de Châtel-Guyon en thérapeutique obstétricale.
En dehors de l’action contre la constipation de la gestation, cet auteur a constaté que l’eau de Châtel- Guyon :
19 S’oppose aux infections favorisées pendant la grossesse : Infection coli-bacillaire, enterococcique, etc. Un certain nombre de malades ayant présenté pendant des grossesses antérieures des incidents pyélo-néphrétiques, ont évité les accidents infectieux par une cure préventive en période de gestation.
20 Favorise la fécondation, faisant preuve d’une action très nette contre la stérilité, Action que M. Mazeran explique par: 1° une désinfection des voies génitales (cervicite coli-bacillaire) ; 2° par une action générale s’exerçant grâce au chlorure de magnésium ; 3° par une décongestion pelvienne en rapport avec les stases intestinales.
30 À une action favorable sur l'enfant, par impré-
ROUE Q Ml
gnation magnésienne «in utero » en admettant les conceptions de P. Delbet.
49 Enfin la fibre utérine elle-même bénéficierait de la cure chloruro-magnésienne et présenterait, au moment de l'accouchement et de la délivrance, des contractions régulières.