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tance cellulaire : c’est dans le noyau lui-même, dont il est un des constituants fondamentaux et dont il fait partie d’une façon intime que l’on va trouver le métal.
RÉPARTITION DANS L'ORGANISME. — Le magnésium n’est pas réparti d’une manière uniforme dans l'organisme ; certains organes en contiennent beaucoup plus que d’autres et, d’une façon générale, on peut constater dès l’abord que les organes sont d’autant plus riches en magnésium qu’ils sont plus hautement différenciés. De nombreux dosages ont été
effectués et l’étude du rapport est particulière-
Mg ment démonstrative. Dans le squelette, dans le tissu conjonctif, le calcium prédomine d’une façon très nette et le rapport s'élève jusqu’à 40 et même 80. Dans les viscères, au contraire, la proportion de magnésium s'élève d’une façon considérable :; le rapport est de 7,5 dans la rate, de 3,6 dans le foie de 1,8 dans le rein (Achard). Enfin certains tissus contiennent plus de magnésium que de Ca ; c’est le cas des muscles, du cerveau (1), des testicules.
NÉCESSITÉ DU MAGNÉSIUM. — De même que les végétaux ne peuvent croitre dans un millieu privé de sels de magnésium, de même un organisme animal ne
(1) Il faut noter que, dans le cerveau, la substance grise en contient beaucoup plus (0,06 à 0,23 %) que la substance blanche (0,005 à 0,007).
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peut vivre avec un régime carencé en magnésium (Osborne et Mendel (1), Jehan Leroy).
Les expériences de Jehan Leroy (2) sont, à ce point de vue, très significatives. À des souris blanches âgées de 26 jours, il administre un régime privé de magnésium et il constate que la croissance de ces -animaux est arrêtée en 9 à 10 jours. Si le régime est continué, la mort survient en un temps qui varie de 24 à 35 jours. D’autre part, un lot de souris témoins mises à ce même régime additionné de 23 mgr. de magnésium pour 100 grammes, se développe d’une façon normale. Enfin, si à des souris en état de carence magnésienne et dont le poids tombe rapidement, on donne le régime magnésié, la croissance ne tarde pas à reprendre dans des conditions satisfaisantes.
Kruse (3) et ses collaborateurs, plus récemment, ont mis sur pied un régime en tout point normal, excépté une faible teneur en magnésium : seulement 1,8 pour 1.000.000. Des rats mis à ce régime succombent rapidement en présentant les symptômes suivants : vaso-dilatation, grande ïrritabilité du système nerveux, arythmie, convulsions toniques et cloniques. C’est une vraie tétanie, mais présentant
(1) Ossorne et Menpez. — The inorganic éléments in nutrition. Journal of Biol. Chem.
(2) Jeman Leroy. — Nécessité du magnésium pour la croissance de la souris. CR. Soc. Biol., 1926, p. 431.
(3) Kruse, Orenr et Mac Corrum (de Boston). — Studies on magnésium déficiency in Animals. Journal of Biolog. Chemistry, mai 1932, t. 96, p. 519.
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le caractère particulier de s’accompagner de vasodilatation.
J. Lavollay (1) a recherché quelle était la dose minima de magnésium nécessaire à la croissance du rat ; d’après lui, cette dose serait environ de 55 mr. de magnésium pour 100 grammes.
VARIATIONS AVEC L'AGE. — Non seulement, comme nous l’avons vu, la teneur des organes en magnésium varie avec l’organe considéré, mais encore elle varie avec l’âge du sujet. D’après Nourry, chez l'enfant, la majeure partie du magnésium serait contenue dans le thymus, et ceci jusqu’à la puberté, et cet organe serait alors le véritable réservoir de magnésium ; au moment de sa regression, le thymus perdrait son magnésium au profit du cerveau et des testicules (2).
Chez l’homme adulte et sain, 1l s’établit un métabolisme régulier du magnésium dans l’organisme et la teneur en magnésium des organes reste sensiblement constante autour des chiffres que nous avons indiqué. Lorsque l’individu avance en âge, son magnésium diminue. Par exemple Breteau l’a dosé sur des testicules d'adultes et de vieillards ; alors que,
(1) J. Lavozray. — Magnesium et croissance du rat. Bull. Soc. de Chim. Biol., 1931, t. 13, p. 984 et 1205. |
(2) C. I. Paruon et M. Kamane auraient constaté, chez le cobaye et chez le lapin, une diminution du calcium et une augmentation du magnésium dans les muscles après castration testiculaire. CR. Soc. Biol., 4926;t: 95, p. 792.
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