‹ Mahomet; drame en cinq actes, en versChapitre 15 sur 83 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

C'est le simoun, le vent qui porte les tonnerres Et courbe comme un jonc les cèdres centenaires. S'il passe là, vos dieux arrachés et broyés ToQiljeront à jamais...

(Levant la main comme pour appeler la tempête.)

11 a passé . . . Voyez !

(La foudre tombe .sur l.i Cauba et renverse plusieurs statues. Le peiijile jette des cris d'épouvante.)

HASSAN, après un moment de stupeur.

Peuple, reviens à toi ! Plus de crainte vulgaire ! Mahomet n'est pas fou, comme on l'a cru naguère; C'est un mapicien, un sorcier de l'enfer. Frères, levez sur lui le bâton et le fer ; Qu'il demande pardon à nos dieux, ou qu'il tombe Mort à leurs pieds !

MAHOMET, avec calme, puis avec une animation croissante.

Hassan, fais donc creuser ma tombe ; Mais je meurs en criant comme j'ai commencé : Un seul peuple, un seul Dieu ! C'est la loi !

L'insensé !

HASSAN

Le criminel plutôt, le révolté, l'impie !

Pour lui, plus de pitié ! Que son crime s'expie!

Vengeons nos dieux, vengeons nos ancêtres ! A mort !

LA FOULE

Oui, oui ! la mort, la mort !

(Les Arabes s'av.nncent sur Muhomet, levant leurs sabres, leurs lances et leur biîtiins. Khadidjn, qui depuis quelque ten)|is écoutait du haut de l'escalier descend rapidement, et se jette entre Mahomet et la foule.)

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