ACTE TROISIEME
MAHOMET, endormi.
La guerre... Egypte, Athènes, Rome...
IIAFSA, bn3 à Sofia, en tirant son couteau.
Le tuer, n'est-ce pas? Je vais tuer cet Iiooime !
— Dors ton dernier sommeil, toi qui m'as fait souffrir
Tout l'enfer d'ici-bas ; dors, toi qui vas mourir !
SOFIA, la retenant.
Ce n'est pas pour cela, femme, que je t'appelle, Non, j'ai d'autres projets.
IIAFSA.
Lesquels ?
MAHOMET, rêvant.
Grand Dieu !... c'est elle, Ayesha... Safwan... Ayesiia... Justes cieux!
SOFIA
Laisse là ton couteau, femme : j'ai trouvé mieux !
IIAFSA.
Rien ne vaut le couteau.
SOFIA
Mieux vaudrait, ce me semble, Femme, te venger d'elle et de lui tout ensemble.
HAFSA
Oui: mais comment ?
SOFIA
Écoute...
MAHOMET, toujours endormi.
Ayeslia... Safwan...
Anges, parlez, parlez! non, non, allez-vous-en! Le prophète... trahi... Mahomet... quelle honte ! Gela n'est pas !
SOFIA, bas à Hafsa.
Gela sera !
MAHOMET, endormi.
Ge qu'on raconte .N'est pas vrai, non, non !
SOFIA, b„8 ù Ilafsa.
Viens plus loin. — Écoute hien.
Ce qu'il rêve sera. J'ai trouvé le moyen. Âyesha, Mahomet, ta rivale et l'apôtre, Tu les verras un jour sous tes pieds l'un et l'autre. Le veux-tu ?
HAFSA
Si je veux !
Oui, mais il faut m'aider, Et, quand viendra l'instant, m'ohûir sans tarder; Promets-le.